Renversé par un coup d'État le 6 août 2008, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a volontairement démissionné, ce vendredi, et émis un décret nommant un gouvernement d'union nationale chargé de préparer la présidentielle du 18 juillet.
Un accord de sortie de crise a été trouvé, vendredi, à Nouakchott, où un gouvernement de transition doit être mis en place dans la journée. La constitution d'un cabinet reste une étape essentielle avant la présidentielle du 18 juillet.
Nos journalistes Taoufik Mjaied et James André sont allés en Mauritanie pour interviewer le chef de la junte militaire, le général Mohamed Ould Abdelaziz. Lisez le récit des coulisses de leur reportage.
Cette édition d'une semaine au Maghreb s'intéresse à la libération de l'ex-président de Mauritanie et à ses rapports avec la junte putschiste, aux procès de présumés terroristes au Maroc, et au festival du cinéma marocain.
En résidence surveillée depuis 137 jours à la suite d'un coup d'État militaire, le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été relâché dimanche. Une libération dont se félicite le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.
Renversé le 6 août par un coup d'État, l'ancien président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est désormais libre de ses mouvements et a été reconduit à Nouakchott. Une libération saluée par la présidence française de l'Union européenne.
Le général au pouvoir depuis le putsch d'août s'est engagé à libérer sans condition le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi (photo). Cette libération constituerait un début de réponse aux exigences de la communauté internationale.
Le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août, vient d'être placé en résidence surveillée dans son village natal. FRANCE 24 a joint sa fille qui dénonce "une mascarade" pour tromper la communauté internationale.
La correspondante de FRANCE 24 à Nouakchott, Tatiana Mossot, était parmi les manifestants lorsque la police est intervenue. Ces opposants réclament le retour de "Sidi", le président renversé par un coup d'État militaire le 6 août dernier.
A l'issue d'un entretien avec le général Ould Abdel Aziz, qui a renversé mercredi le président Ould Cheikh Abdallahi, le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest a appelé au "retour à l'ordre constitutionnel".