Après 72 jours d'audiences tumultueuses, le procès du chef de la prison S-21, dans laquelle 15 000 personnes ont été torturées et exécutées entre 1975 et 1979, entre dans une phase décisive.
Phnom Penh, la capitale cambodgienne, vit avec un regain d’intérêt les dernières semaines du procès pour génocide de l'ancien tortionnaire khmer rouge Douch, qui, de sinistre mémoire, dirigea le centre de torture S-21. Reportage.
Le tribunal qui juge les responsables du génocide perpétré par les Khmers rouges indique qu'il va étudier les dossiers de nouveaux suspects. Pour certains, le retour de cette macabre période sur le devant de la scène n'est pas sans risque.
Alors que le procès de Douch, l'ex-directeur de la prison S-21, au Cambodge, se poursuit, le livre de photographies "Âmes captives" rend hommage aux victimes qui ont péri dans ce haut lieu de la dictature khmère rouge.
Le tribunal international chargé de juger les anciens responsables du régime des Khmers rouges a entendu le témoignage de Van Nath, l'un des rares rescapés de la prison Tuol Sleng qui était dirigée par le tristement célèbre "Douch" (photo).
Devant le tribunal spécial cambodgien parrainé par les Nations unies, l'ex-tortionnaire Khmer rouge "Douch" a admis sa responsabilité dans des crimes commis sous le régime de Pol Pot et demandé pardon aux victimes.
Soupçonné d'être l'ex-tortionnaire en chef du régime khmer, le Cambodgien "Douch" a entendu les chefs d'accusation retenus contre lui à l'ouverture des débats de fond du premier procès visant l'ex-dictature communiste de Pol Pot.
Dans la province de Takeo, des dizaines de milliers de Cambodgiens ont été massacrés par les Khmers rouges, il y a 30 ans. L'un des survivants du génocide a voulu y revenir pour rencontrer son ancien tortionnaire.
"Douch" comparaît, à partir de lundi, devant un tribunal cambodgien. L'ex-tortionnaire en chef présumé des Khmers rouges devra répondre des accusations de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, torture et meurtres avec préméditation.
Sali par des accusations de corruption, le tribunal chargé de juger d'ex-responsables khmers rouges a vu les dons venant de la communauté internationale se tarir. Le Japon a promis de verser 200 000 dollars supplémentaires.