Alors que les violences à Homs ont encore fait 110 morts jeudi, les ministres arabes des Affaires étrangères envisagent de renvoyer des observateurs en Syrie avec le soutien des Nations unies. Une telle mission requerrait toutefois l'aval de Damas.
Au sixième jour de l'offensive de l'armée syrienne contre la ville de Homs pour faire cesser la contestation, au moins 80 civils ont été tués. Selon le secrétaire général de l'ONU, la Ligue arabe souhaite reprendre sa mission d'observation en Syrie.
Les Syriens se mobilisent pour commémorer le 30e anniversaire du massacre de Hama. Dans le même temps, au Conseil de sécurité de l'ONU, les discussions se poursuivent pour finaliser la mouture édulcorée du projet de résolution contre Damas.
La Russie continuait à s’opposer, jeudi soir, au projet de résolution sur la Syrie en discussion à l'ONU. Moscou fustige notamment une phrase affirmant que le Conseil de sécurité "soutient totalement" le plan de sortie de crise de la Ligue arabe.
Le Conseil de sécurité de l'ONU élabore un nouveau projet de résolution sur la Syrie dans l'espoir de convaincre la Russie de voter une intervention militaire. Moscou n'a pas encore réagi au nouveau texte, qui est en cours d'examen.
L’intégralité du rapport de mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie a été dévoilée par le magazine américain Foreign Policy. Le document pointe du doigt les manquements des observateurs sur le terrain.
Au moins 59 personnes ont été tuées, ce mercredi en Syrie, par des tirs des forces de sécurité. Ces derniers jours, le régime a intensifié la répression. C'est dans la région de la capitale, Damas, que le bilan est le plus lourd.
Toujours opposée à toute intervention militaire en Syrie, la Russie prévient qu'elle ne signera pas le projet de résolution de l'ONU exhortant le président syrien Bachar al-Assad à démissionner.
Les pays arabes et occidentaux ont intensifié la pression devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir une résolution sur la Syrie s'inspirant du plan de sortie de crise de la Ligue arabe. Un projet toujours rejeté par la Russie.
Paris, Washington, la Ligue arabe et le Qatar ont exhorté mardi le Conseil de sécurité de l'Onu à agir rapidement pour mettre un terme aux violences en Syrie. La Russie refuse de son côté toute "ingérence extérieure".