Une délégation de la junte au pouvoir en Guinée s'est rendue à Ouagadougou, où elle doit négocier l'instauration d'un "gouvernement d'ouverture" avec le président burkinabè, Blaise Compaoré, désigné médiateur dans la crise.
Les leaders de l'opposition, appelés les "forces vives", ont soumis au président burkinabè Blaise Compaoré (photo à g.), médiateur dans la crise guinéenne, un calendrier électoral prévoyant la mise en place d'une autorité de transition pour six mois.
Réunie à Abuja, au Nigeria, l'Union africaine a imposé des sanctions aux dirigeants de la junte guinéenne et à son chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État, le 23 décembre 2008.
Les massacres et les viols perpétrés le 28 septembre à Conakry étaient "prémédités", selon l’ONG Human Rights Watch, qui met en cause la garde prétorienne de Moussa Dadis Camara dans un communiqué publié sur son site Internet.
Bruxelles a décidé de prendre des sanctions ciblées contre des membres de la junte au pouvoir en Guinée et d'établir un embargo sur les armes. Ces mesures visent à sanctionner l'implication de la junte dans la violente répression d'une manifestation.
Sidya Touré, ancien Premier ministre de Guinée (1996-1999) et actuel Président de l’Union des forces républicaines (UFR), livre son témoignage sur les massacres commis dans le stade de Conakry le 28 septembre dernier.
Les Vingt-Sept ont notamment décidé de geler les avoirs financiers des membres de la junte. L'UE a également accepté le principe d'un embargo sur les armes après la violente répression de l’opposition le mois dernier.
Cellou Dalein Diallo, ancien Premier ministre de Guinée (2004-2006) et actuel président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), témoigne des violences commises par la junte sur les civils depuis le 28 septembre dernier.
Le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, refuse de répondre aux exigences de la communauté internationale. Malgré les sanctions prononcées à son encontre.