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TPI - KOSOVO
Le TPI acquitte un ex-Premier ministre kosovar
Jeudi 03 avril 2008
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a acquitté l'ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj, accusé de "nettoyage ethnique" durant la guerre du Kosovo (1998-1999). Précisions de L. Rouy à Belgrade.
Jeudi 03 avril 2008
Par AFPL'ancien Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj, accusé de "nettoyage ethnique" durant la guerre du Kosovo (1998-1999), a été acquitté jeudi par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.
"La chambre (...) vous estime non coupable des crimes qui vous sont reprochés (...) et ordonne que vous soyez libéré dès que possible", a déclaré sous les applaudissements d'une partie du public le juge néerlandais Alphons Orie, présidant la chambre du TPI.
Le procureur avait requis 25 ans de prison à son encontre.
Ramush Haradinaj, 39 ans, un ex-commandant de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) toujours considéré comme un héros par de nombreux Kosovars, était le plus haut responsable kosovar jamais poursuivi par le TPI.
25 ans de prison avaient aussi été requis contre ses deux co-accusés.
L'un d'eux, Idriz Balaj, 36 ans, a également été acquitté.
Le troisième accusé, Lahi Brahimaj, 38 ans, qui dirigeait au Kosovo le camp de détention de Jablanica, redouté par la population serbe, a été condamné à six années de prison pour mauvais traitements et torture de prisonniers auxquels il a personnellement participé.
Le procès des trois hommes a été marqué par la peur des témoins de venir témoigner. Une vingtaine d'entre eux ont refusé de déposer, avant que la chambre ne réussisse à les y forcer, et nombre d'entre eux se sont plaints d'avoir subi des intimidations afin de ne pas venir témoigner.
"La peur a été une raison prépondérante pour les témoins de ne pas vouloir témoigner (...) la chambre a rencontré des difficultés significatives à recevoir des témoignages", a souligné le juge Orie.
Les trois accusés, qui avaient plaidé non coupable, étaient accusés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des persécutions, meurtres, tortures et viols commis contre des civils serbes et des opposants politiques lorsqu'ils dirigeaient l'UCK en 1998 et 1999.
