25 avril 2008 - 17H21

A Gaza, manifestation de soutien au Hamas
Les Gazaouis partisans du Hamas ont manifesté par milliers près des points de passage de la bande de Gaza pour réclamer la levée du blocus israélien. L'Etat hébreu a refusé la proposition de trêve de six mois du Hamas. (Récit : L. Dupont)

Des milliers de partisans du Hamas ont manifesté vendredi près de points de passage dans le nord et le sud de la bande de Gaza pour exiger la levée du blocus israélien imposé au territoire, selon des photographes de l'AFP.
   
Cinq mille personnes, brandissant des drapeaux du Hamas et des pancartes clamant "Non au siège", étaient rassemblées sur la route de Salaheddine, à Jabaliya, dans le nord du territoire.
   
"L'Egypte doit rouvrir le passage de Rafah pour briser le siège immédiatement et alléger les souffrances du peuple palestinien. Le Hamas oeuvre de manière positive pour lever le siège et arriver à une trêve", a affirmé lors de ce rassemblement, Youssef al-Chrafi, un membre du mouvement islamiste.
   
"Nous ne sommes pas faibles, nous agissons dans l'interêt du peuple palestinien", a-t-il ajouté.
   
A Rafah, à la frontière sud avec l'Egypte, un millier de personnes se sont rassemblées avec les mêmes revendications.
   
"Nous ne représentons pas une menace à la sécurité de l'Egypte, mais nous demandons à nos frères d'ouvrir Rafah et briser le siège", a lancé Attallah Abou al-Sibbah, un autre responsable islamiste.
   
La bande de Gaza est bouclée depuis la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007 et les approvisionnements en produits de consommation y sont limités depuis janvier.
   
L'ONU a interrompu jeudi ses distributions de nourriture après l'épuisement de ses stocks de carburants alors qu'Israël accuse le Hamas d'orchestrer une pénurie.
   
Le Hamas a proposé une trêve de six mois avec Israël qui commencerait à Gaza et s'étendrait ensuite à la Cisjordanie, en échange de l'ouverture de tous les points de passage fermés par Israël et l'Egypte depuis plusieurs mois.
   
Le gouvernement israélien a refusé vendredi d'accorder du crédit à cette proposition, estimant qu'elle n'était pas "sérieuse du tout".

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