ZIMBABWE - ELECTIONS
Des médecins dénoncent un progrès des violences
Vendredi 09 mai 2008
La violence organisée et la torture se seraient fortement aggravées ces dernières semaines au Zimbabwe, selon une association de médecins zimbabwéens qui en attribue la responsabilité aux forces de l'ordre et aux partisans de Robert Mugabe.
Dossier Présidentielle au ZimbabweVendredi 09 mai 2008
Par AFPLa violence organisée et la torture se sont fortement aggravées au cours des deux dernières semaines au Zimbabwe, a dénoncé vendredi une association de médecins zimbabwéens.
"Depuis le dernier rapport établi le 25 avril, nos membres ont noté une escalade spectaculaire des incidents de violence organisée et de torture, le nombre de victimes au cours de la période post-électorale dépassant maintenant les 900 personnes", a déclaré l'Association des médecins du Zimbabwe pour les droits de l'Homme, dans un communiqué.
"Ce chiffre sous-estime grandement le nombre de victimes étant donné que la violence atteint maintenant de telles proportions qu'il est impossible de répertorier correctement tous les cas", ajoute le texte.
L'association a précisé que le nombre de cas, enregistrés depuis les élections générales du 29 mars, avait fortement augmenté au cours de la dernière semaine, en attribuant la responsabilité aux forces de l'ordre et aux partisans du président Robert Mugabe.
"Au cours des seules dernières 24 heures, trente victimes ont été soignées pour des fractures de membres dans les hôpitaux et cliniques de Harare, et les stocks de plâtre sont épuisés dans la plupart des établissements", précise le communiqué.
"La situation actuelle de torture et de violence organisées, menées par des agents de la sécurité d'Etat dans les zones rurales du Zimbabwe, est similaire à celle qui avait précédé les élections de 2002" à l'issue desquelles Mugabe avait obtenu un 5e mandat.
"Mais la violence actuelle est beaucoup plus intense et non contenue. Le niveau de brutalité et de dureté dont font preuve ses auteurs est sans précédent; le caractère lâche et violent des attaques menées par de soi-disant anciens combattants contre des femmes, des enfants et des personnes âgées fait honte à la mémoire des vrais héros de la lutte de libération", dénonce en outre l'association de médecins.
