ZIMBABWE - PRESIDENTIELLE
Retour imminent de Tsvangirai au Zimbabwe
Dimanche 11 mai 2008
La Maison-Blanche a réclamé la présence d'observateurs électoraux et des droits de l'Homme au second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe. 58 partisans de l'opposition ont été arrêtés dimanche par les forces de police.
Dossier Présidentielle au ZimbabweDimanche 11 mai 2008
Par ReutersECOUTEZ L'INTERVIEW EXCLUSIVE DE MORGAN TSVANGIRAI DIFFUSEE LE 1ER MAI DERNIER
La Maison blanche a réclamé samedi la présence d'observateurs électoraux et des droits de l'homme au second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe opposant le chef de l'Etat sortant, Robert Mugabe, au chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai.
D'après les résultats officiels des élections législatives du 29 mars, le parti de Mugabe a perdu sa majorité parlementaire pour la première fois depuis l'indépendance, en 1980, et Tsvangirai a battu Mugabe à la présidentielle sans pour autant obtenir la majorité absolue lui permettant d'être élu dès le premier tour.
Le Mouvement pour le changement démocratique de Tsvangirai a accusé la Zanu-PF au pouvoir de fraude électoral et d'avoir exercé des pression et attaqué des électeurs.
"Nous aimerions voir venir des observateurs électoraux, nous aimerions voir venir des observateurs des droits de l'homme de l'Onu et faire en sorte que nous ayons un processus électoral sûr au Zimbabwe", a dit Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison blanche, au Texas où le président George Bush marie sa fille, Jenna.
Tsvangirai a annoncé samedi qu'il retournerait dans les 48 heures dans son pays pour participer au second tour et battre Mugabe.
Mais les chances de dénouement rapide semblent minces, le ministre de la Justice du Zimbabwe ayant rejeté les conditions préalable de Tsvangirai qui a réclamé la présence d'observateurs internationaux et une couverture sans entraves du scrutin par les médias.
-
SUR LE TERRAIN
"Tsvangirai ne peut pas ne pas participer au second tour", Caroline Dumay, correspondante au Cap (10/05 - 15H00)
