- Lancer la vidéo
HISTOIRE
Réhabilitation "au cas par cas" de mutins de la guerre de 14-18
Lundi 12 mai 2008
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, a déclaré que certaines des 600 personnes "fusillées pour l'exemple", lors de la Première Guerre mondiale, pourraient être réhabilitées. (Reportage : France 2)
Lundi 12 mai 2008
Par AFPJean-Marie Bockel réfléchit à une réhabilitation, "au cas par cas", de mutins de la première guerre mondiale, afin que Nicolas Sarkozy puisse "prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, jour du 90è anniversaire de l'armistice de 1918, a-t-il affirmé samedi sur RTL.
"Nous sommes en train d'examiner l'ensemble du dossier de façon extrêmement précise" afin "de prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, a affirmé le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants.
"Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l'ont pas été pour l'exemple. Il y a eu un certain nombre de droits communs et tous ceux qui l'ont été pour des raisons de refus de combattre ou de mutinerie n'ont pas été des mutins de 1917. Il y en a qui l'ont été dès 1914", a-t-il ajouté.
"Donc, il y a des situations extrêmement diverses et donc il faut que nous puissions apporter tous les éléments permettant en cours d'année au président de la République, s'il décide de faire ce geste de réconciliation", de prendre une décision.
Selon M. Bockel, la décision sera prise "au cas par cas".
Quant à savoir si les noms de ces soldats pourraient figurer sur les monuments aux morts, M. Bockel a répondu: "ce sont des décisions qui seront prises au plus haut niveau. A chaque jour suffit sa peine. Je n'en suis pas encore au stade des propositions et le président n'en est pas encore au stade de définir précisémment quelles décisons il sera amené à prendre".
En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, avait proposé la réhabilitation des mutins, mais Jacques Chirac, alors président, avait jugé ses déclarations "inopportunes".

