Dimanche 23 novembre 2008

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Le Soudan accuse le Tchad de soutenir des rebelles

Lundi 12 mai 2008

Les affrontements entre l'armée soudanaise et les rebelles islamistes se sont poursuivis lundi à Khartoum. Le Tchad, accusé par le président Bechir d'être responsable de l'attaque sur la ville, a fermé sa frontière avec le Soudan.

Lundi 12 mai 2008

Des combats ont repris ce lundi dans le centre de Khartoum, après l’arrestation du chef de l'opposition islamiste Hassan al-Tourabi, que le gouvernement pense proche du JEM.

 

Samedi, de violents combats ont opposé à Omdurman – ville jumelle de Khartoum liée à celle-ci par un pont sur le Nil - l'armée soudanaise aux rebelles islamistes du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus puissant militairement des groupes rebelles du Darfour. Environ 65 personnes auraient trouvé la mort dans ces affrontements.

 

C’est la première fois que des rebelles du Darfour s’attaquent à la capitale soudanaise. Le président soudanais Omar al-Bechir, accusant son voisin d'être derrière l'assaut, a rompu ses relations diplomatiques avec le régime tchadien. "Nous attribuons toute la responsabilité de l'attaque au Tchad", a déclaré le président soudanais avant d’ajouter se "réserver le droit de riposter contre le pouvoir tchadien". Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan.

 

Par le passé, N'Djamena a soutenu à plusieurs reprises le JEM, qui a lui-même prêté main-forte à l'armée tchadienne après la bataille des 2 et 3 février dernier dans N'Djamena. Lors de ce conflit, des colonnes rebelles avaient avancé sur la capitale tchadienne et le gouvernement avait accusé le Soudan d’être responsable de l’offensive. Selon plusieurs analystes, le Tchad a donc pu apporter à nouveau son soutien au JEM en réponse à l'attaque contre sa capitale.

 

Mais si Khalil Ibrahim, le chef du JEM, et le président tchadien Idriss Deby sont tous les deux issus de l’ethnie Zaghawas, leur relation a toujours été tendue.

 

Dès le début de l’attaque, N’Djamena a d’ailleurs condamné les actions du JEM et continue de nier toute implication. Interviewé sur FRANCE 24, l’ambassadeur du Tchad auprès de l’Union européenne, Maitine Djoumbé, a déclaré que son pays "[n’était] concerné ni près ni de loin par cette affaire".

 

Pour Francis Soler, rédacteur en Chef de la Lettre de l’Océan Indien, "le JEM n’a pas pu intervenir sous la seule pression tchadienne. Elle devait avoir des assurances auprès des factions soudanaises, probablement de Tourabi", dont Khalil Ibrahim, a, par le passé, été le secrétaire particulier.

 

"Khartoum est le grand gagnant dans cette affaire"

 

Une source proche du dossier confirme que le gouvernement soudanais soupçonne le JEM d’avoir des complices dans l’armée, via Tourabi. "Par cette attaque farfelue, les rebelles voulait permettre un coup d’Etat",  présume Francis Soler.

 

Le JEM n’a jamais caché ses ambitions nationales et, selon plusieurs spécialistes, l’attaque est surtout une affaire intérieure. "Cette attaque n’a rien à voir avec le Darfour. Le JEM a toujours présenté son combat comme un combat national", explique Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Soudan. L’un des principaux chefs du JEM, Abdel Aziz el-Nour Achr, a d’ailleurs confié à Reuters : "Nous essayons de prendre Khartoum. Si Dieu le veut, nous prendrons le pouvoir, ce n'est qu'une question de temps."

 

L’attaque sert également au gouvernement soudanais qui, à en croire plusieurs spécialistes, a stratégiquement laissé arriver les rebelles jusqu’à la capitale pour mieux les arrêter ensuite. Selon un diplomate français, "le gouvernement avait les moyens de savoir que la colonne rebelle arrivait vers la capitale. On peut se demander pourquoi elle n’a pas été arrêtée plus tôt".

 

"Les autorités soudanaises profitent des confrontations pour régler des comptes politiques avec le docteur Hassan al-Tourabi", ex-bras droit du président Omar al-Bechir, emprisonné entre 2004 et 2005 pour tentative de coup d'État et aujourd'hui son principal ennemi, explique Zouheir Latif, journaliste indépendant à Khartoum.

 

Selon Marc Lavergne, "Khartoum est le grand gagnant dans cette affaire".
 


 

  • 18/05/2008 17:32:04 Signaler un abus

    Le Tchad a ses propres problèmes à gérer

    Le monde entier sait que le Soudan, dans son programme de destabilsation du tchad, arme et entretient les rebelles tchadiens dans son territoire. Il les pousse a renverser le president nationaliste actuel dans le seul but de mettre à la tete du Tchad un de ses amis qui repond à ses aspiration. Les manoevres soudanais dans ce jeu sont bien connus de tout tchadien.

    Le peuple du darfour s'est revolté depuis 2000 pour revendiquer ses droits et libertés les plus fondamentales. Les darfours sont a la recherche de leur dignité confusquée par les djanjawides soudanais.
    Dans tout ce conflit soudanais, le role du president tchadien est vraiment minime. Et le fait que certains rebelles soudanais appartiennent au meme tribu que le president tchadien ne peut en aucun cas prouver l'implication de Idriss Deby dans le conflit soudanais. Nous sommes tous sans ignorer qu'à la frontiere, les memes tribus habitent de part et d'autre. Deby veut ou ne veut pas, il peut y avoir le brassage de deux peuples dans tous les conflits tchadiens et soudanais.

    Les soudanais doivent chercher l'origine de leur probleme ailleur mais pas au Tchad. La seule erreur que le Tchad a fait dans tout ça, est qu'il a accepté la force de l'union europenne dans le but de sauver au moins les refugiers soudanais a la frontiere tchadienne, alors c'est un mal? Eufor a plutot sauvé des ames qui devaient perir. Nous lui devons au moins la reconnaissance.

    Il est vrai que tout ces mensonges, des acusations gratuites sont pronées par les soidisant opposants tchadiens dans le but de donner un mauvais image au president actuel,ils ne se rendent pas compte que ceci porte ateinte à toute la nation. nous aimerions que les soudanais s'assurent avant de croire naivement a des telles image. dommage!!!!

    J'aime mon pays le Tchad

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