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PRESIDENTIELLE AMERICAINE
John Edwards soutient Barack Obama
Mercredi 14 mai 2008
John Edwards, ancien prétendant à la candidature démocrate, a annoncé son soutien à Barack Obama lors d'un rassemblement à Grand Rapid, dans le Michigan, dans la journée de mercredi. (Récit : M. Kerfriden)
Dossier La course à la Maison BlancheMercredi 14 mai 2008
Par AFPLe favori de l'investiture démocrate pour la présidentielle Barack Obama a reçu mercredi le soutien de son ancien rival dans la course à la Maison Blanche John Edwards, un appui bienvenu après la sévère défaite enregistrée mardi en Virginie-Occidentale face à Hillary Clinton.
"Il y a un homme. Il y a un homme qui sait et comprend que le temps est venu pour une gestion audacieuse du pays. Il y a un homme qui sait comment générer le changement, le changement durable qu'il faut bâtir à partir de la base. Il y a un homme qui sait dans son coeur que le temps est venu de créer une Amérique et non deux. Et cet homme c'est Barack Obama", a dit M. Edwards au cours d'une réunion publique à Grand Rapids (Michigan, nord) au côté de M. Obama.
L'ancien sénateur de Caroline du Nord a assuré que la course à l'investiture serait "bientôt" terminé et rendu un hommage appuyé à Mme Clinton s'attirant quelques sifflets du public vite réduits après un geste apaisant de M. Obama à l'adresse de ses partisans.
Tribun des classes moyennes, John Edwards fait partie d'une poignée de personnalités influentes, avec notamment l'ancien vice-président Al Gore, dont le soutien pourrait être déterminant pour décrocher l'investiture. Proche des syndicats ouvriers, M. Edwards est extrêmement populaire chez les ouvriers blancs, une catégorie d'électeurs qui fait défaut à M. Obama.
Arrivé second des "caucus" de l'Iowa derrière M. Obama mais devant Mme Clinton et troisième dans les autres consultations jusqu'à son retrait de la course, le 30 janvier, M. Edwards a engrangé 18 délégués. Il pourrait demander à ses délégués de se ranger derrière le sénateur de l'Illinois.
La semaine dernière, l'ex-directeur de campagne de M. Edwards, David Bonior avait déjà rejoint M. Obama.
Sur les six candidats en lice pour l'investiture démocrate au début des primaires, à l'exception de lui-même et de Mme Clinton, M. Obama a reçu le soutien de quatre ex-rivaux. Joe Biden ne s'est pas encore prononcé et Mike Gravel a quitté le parti démocrate pour le parti libertarien.
M. Obama a reçu par ailleurs mercredi l'appui de cinq "super délégués", des élus et responsables du parti démocrate dont les voix seront cruciales dans le choix du candidat qui affrontera le républicain John McCain en novembre. En comparaison, ce même jour, Mme Clinton a reçu l'appui d'un seul.
Ratissant très large, M. Obama a obtenu par ailleurs l'appui du Naral, la plus importante organisation de défense du droit à l'avortement aux Etats-Unis, et de trois anciens présidents de la SEC, l'autorité américaine de régulation des marchés, dont William Donaldson, ancien membre de l'administration sous Ronald Reagan et président de la SEC de 2003 à 2005 pendant le mandat de George W. Bush.
Mme Clinton a largement gagné mardi la primaire de Virginie-Occidentale avec 67% des voix contre seulement 26% pour M. Obama. Jamais depuis le début des primaires, elle n'avait réalisé un score aussi élevé.
Selon le site indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama dispose actuellement de 1.885 délégués contre 1.718 pour Mme Clinton. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l'investiture du parti démocrate. Il reste 189 délégués à attribuer d'ici le 3 juin.
Les derniers espoirs de Mme Clinton reposent sur la prise en compte des délégués de Floride et du Michigan, deux Etats qu'elle a remportés mais dont les résultats ont été invalidés par la direction du parti démocrate parce que les primaires ont eu lieu avant la date autorisée. Si les délégués de ces deux Etats étaient comptabilisés, il faudrait 2.209 délégués pour obtenir l'investiture.
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ANALYSE
"John Edwards apporte à Obama ce dont il a besoin au moment où il en a besoin" Jean-Bernard Cadier, spécialiste politique internationale (15/05 - 09H00 GMT+2)
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SUR LE TERRAIN
"Cela va permettre à Obama de faire oublier sa défaite en Virginie" - E. Saint-Martin, notre correspondant à New York (15/05 - 01H GMT+2)
