Arabie saoudite - Pétrole
Visite de Bush en Arabie saoudite
Vendredi 16 mai 2008
Après son séjour en Israël, le président américain George W. Bush se rend en Arabie saoudite où il entend engager des discussions sur le prix du pétrole avec le roi Abdallah.
Vendredi 16 mai 2008
Par Reuters
JERUSALEM - George Bush est attendu vendredi en Arabie saoudite où il entend réitérer son appel en faveur d'une maîtrise du cours du pétrole et tenter d'obtenir le soutien des Arabes en faveur d'un endiguement de l'influence régionale croissante de l'Iran.
Après un séjour de trois jours en Israël, Bush se rendra à Ryad pour rencontrer le roi Abdallah qui, pour la seconde fois cette année, devrait repousser l'appel du président américain en faveur d'une augmentation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Depuis la dernière visite de Bush, en janvier, le prix du baril de brut a progressé de près de 30 dollars, passant à environ 126 dollars, aggravant les craintes de récession aux Etats-Unis.
Stephen Hadley, conseiller à la sécurité nationale de Bush, a déclaré que le président dirait au souverain saoudien que les producteurs de pétrole devaient, dans leur propre intérêt, "prendre en compte la santé économique de leur clients qui paient ces prix".
Le monarque recevra son hôte dans son élevage de chevaux proche de Ryad et l'objectif premier de la visite sera la célébration des 75 ans de relations officielles entre les deux pays, a indiqué la Maison blanche.
Mais les deux dirigeants tenteront aussi de renforcer des liens qui se sont détériorés après les attentats du 11 septembre 2001 et l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, en 2003.
Alors que le cours du pétrole est source de désaccords, Bush et Abdallah trouveront un terrain d'entente à propos de l'Iran, que tous deux perçoivent comme une menace émergente pour la stabilité du Proche-Orient.
Dans un discours prononcé jeudi devant la Knesset, Bush a promis que les Etats-Unis se tiendraient aux côtés d'Israël pour s'opposer aux ambitions nucléaires de l'Iran, ajoutant qu'il serait "impardonnable" de laisser Téhéran se doter de la bombe atomique.
De son côté, le roi Abdallah s'efforcera d'obtenir de nouvelles assurances de la détermination de Bush à faire approuver par le Congrès américain, dominé par l'opposition, la vente de 1,4 milliard de dollars d'armes américaines à l'Arabie saoudite.
Les démocrates ont menacé de bloquer la vente pour faire pression sur l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, afin qu'elle augmente sa production. Les membres de l'Opep ont imputé les cours élevés à la spéculation et non à une pénurie.
La Maison blanche a par ailleurs indiqué que les deux pays concluraient lundi des accords sur l'énergie nucléaire et la non prolifération.
Après l'Arabie saoudite Bush se rendra en Egypte où il rencontrera des dirigeants palestiniens.
Il a l'intention d'exhorter les Saoudiens à soutenir davantage les discussions de paix israélo-palestiniennes dont il espère qu'elles aboutiront à un accord avant son départ de la Maison blanche, en janvier prochain, ce que beaucoup jugent peu réaliste.
Le président américain souhaite aussi que l'Arabie saoudite et d'autres pays arabes renforcent leurs relations avec l'Irak, ce qu'ils renâclent à faire, nombre d'entre eux étant opposés à l'intervention américaine en Irak.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin


