17 mai 2008 - 08H05

Les Koweïtiens élisent leur Parlement
Pour la deuxième fois en moins de deux ans, les Koweïtiens votent pour renouveler leur Parlement. La tenue d'élections anticipées fait suite à une série de querelles entre des députés et le gouvernement. (Récit: Y. Jamali)

Les Koweïtiens ont commencé à voter samedi pour renouveler leur Parlement, pour la deuxième fois en moins de deux ans, après une série de querelles entre des députés et le gouvernement, qui avaient conduit à la convocation d'élections anticipées.
   
Au total, 274 candidats, dont 27 femmes, sont en lice pour les 50 sièges du Parlement, d'un mandat de 4 ans, dissous en mars par l'émir, cheikh Sabah al-Ahmed al-Sabah. En juin 2006, un bras de fer entre le gouvernement et des députés avait donné lieu à la dissolution de la Chambre.
   
Plusieurs groupes politiques --des islamistes qui veulent imposer la charia (loi islamique) aux libéraux d'inspiration occidentale-- ont présenté des candidats aux législatives. La loi interdit les partis mais les différents groupes agissent de facto comme de véritables formations politiques.
   
La campagne électorale a été axée sur les moyens de mettre fin aux querelles politiques et de remettre l'émirat, riche en pétrole et membre de l'Opep, sur la voie du développement.
   
C'est la deuxième fois que les femmes du Koweït peuvent voter ou se porter candidates. Aucune femme n'avait été élue en 2006.
   
Le scrutin se déroule dans cinq circonscriptions, fruit d'un nouveau découpage qui avait fait l'unanimité au sein de l'opposition née des élections de juin 2006.
   
Quelque 361.700 Koweïtiens de 21 ans et plus ont le droit de vote, sur une population autochtone d'un peu plus d'un million d'habitants: 200.500 femmes, soit 55,4% de l'électorat, et 161.200 hommes.
   
Les militaires et les policiers n'ont pas le droit de vote.
   
Ouverts à 05H00 GMT, les bureaux de vote ferment à 17H00 GMT.
   
Les résultats sont attendus dimanche matin, le dépouillement étant manuel.
   
Le Parlement sortant était dominé par l'opposition, formée d'islamistes, de libéraux et de nationalistes.

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