Mercredi 03 décembre 2008

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Chavez accuse Bogota d'incursion militaire

Dimanche 18 mai 2008

Le gouvernement vénézuélien a adressé une protestation officielle à la Colombie contre une "incursion illégale" de 60 militaires colombiens sur le territoire vénézuélien, qui aurait eu lieu vendredi. Alvaro Uribe a demandé une enquête.

Dimanche 18 mai 2008

CARACAS, 17 mai (Reuters) - Le Venezuela a accusé samedi 60 militaires colombiens d'avoir pénétré sur une profondeur de 800 mètres à l'intérieur de son territoire avant d'être refoulés et il dénonce un provocation d'un "gouvernement belliqueux cherchant à déstabiliser la région".
 

Le président colombien Alvaro Uribe, allié de Washington et qui a reçu des milliards de dollars des Etats-Unis pour combattre la guérilla, a dit avoir demandé aux responsables de la défense d'enquêter sur ces accusations.
 

"S'il est vrai que nos troupes ont pénétré (au Venezuela), alors nous présenterons nos excuses. Dans le cas contraire, nous donnerons notre explication", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.  "Tout ce que nous voulons, c'est avoir de bonnes relations avec nos voisins".
 

L'incursion présumée se serait produite vendredi, au lendemain de la décision du président vénézuélien Hugo Chavez de revoir ses relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie.
 

Chavez a annoncé cette révision à la suite d'un rapport d'Interpol qui a contribué à renforcer des allégations de la Colombie selon lesquelles le Venezuela et l'Equateur soutiendraient la guérilla colombienne.
 

Le rapport affirmait que des données informatiques découvertes après la mort de Raul Reyes, numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie, n'avaient pas été altérées après leur saisie.
 

Reyes a été tué début mars lors d'un raid de l'armée colombienne en Equateur qui a considérablement accru les tensions dans la région.
 

"Le Venezuela considère avec inquiétude que cet acte de provocation intervient au moment où notre gouvernement a dénoncé la politique belliqueuse du gouvernement colombien qui cherche délibérément à déstabiliser la région", déclare le ministère des Affaires étrangères dans une note de protestation remise aux médias.
 

On estime depuis des années qu'il arrive occasionnellement aux militaires et aux guérilléros des deux camps de s'égarer de l'autre côté de la frontière dans des régions reculées. Mais les protestations diplomatiques sont rares et celle de samedi est la première depuis le raid colombien en Equateur.
 

En dépit des risques de dérapage, les analystes politiques jugent qu'un conflit militaire est hautement improbable, d'autant plus que les économies de ces pays voisins dépendent beaucoup des échanges transfrontaliers.


 

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