Les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves visaient à "rassurer" les partenaires européens de la France, dont la réputation d'être un "pays souvent en grève" est "un peu dépassée", a estimé dimanche le ministre de l'Education, Xavier Darcos, sur France Inter.
"C'était une manière de rassurer nos partenaires en présence des plus éminents d'entre eux au moment où notre président prenait ses fonctions de président de l'Union européenne", a déclaré M. Darcos.
"Ce qu'il faut rappeler c'est dans quel contexte le président s'exprimait: il parlait à l'Europe", a-t-il ajouté.
"Il avait devant lui le président du Parlement européen, le président de la Commission, il a leur dit +sachez que la réputation de la France d'être un pays souvent en grève, qui gêne souvent les usagers, est une réputation qui est aujourd'hui un peu dépassée, c'est un pays qui se modernise+. C'est dans ce contexte qu'il fallait saisir la phrase du président", a-t-il souligné.
Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy a affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".













