JERUSALEM - Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak a déclaré jeudi privilégier un règlement diplomatique et des sanctions internationales pour faire cesser le programme nucléaire iranien, mais prévenu qu'Israël n'avait "pas peur de passer à l'action".
"Actuellement, on focalise l'attention sur les sanctions internationales et une activité diplomatique forte, et ces recours doivent être épuisés", a dit Barak lors d'un discours.
Mais "Israël est le pays le plus puissant de la région et a prouvé par le passé qu'il n'a pas peur de passer à l'action quand ses intérêts vitaux de sécurité sont en jeu", a-t-il ajouté, alors que l'Iran procédait, jeudi, à de nouveaux essais de missiles dans le golfe arabo-persique.
Les déclarations de Barak interviennent deux jours après la menace adressée par un conseiller du Guide suprême iranien qui a présenté la ville de Tel-Aviv, ainsi que les intérêts et les convois américains dans le Golfe, comme cibles de représailles en cas d'attaque contre la République islamique.
Barak est resté dans la ligne des précédentes prises de positions israéliennes. Le mois dernier, le Premier ministre Ehud Olmert avait prévenu que le programme nucléaire iranien devait être interrompu "par tous les moyens possibles".
Israël et les puissances occidentales soupçonnent Téhéran de chercher à se doter d'un arsenal atomique, alors que l'Iran affirme développer le nucléaire civil pour produire de l'électricité.
Les spéculations autour d'un bombardement israélien des installations nucléaires iraniennes se sont amplifiés depuis que l'armée israélienne a procédé à d'importantes manœuvres en juin.














