12 juillet 2008 - 15H15
- Zimbabwe

Polémique sur le blocage des sanctions contre Mugabe
Pour l'ambassadeur américain à l'ONU, l'attitude de la Russie "pose des questions sur sa fiabilité en tant que partenaire au sein du G8". Moscou juge "inacceptables" les réactions américaine et britannique à son veto.

La Russie a jugé "inacceptable" samedi les réactions américaine et britannique mettant en doute la fiabilité de Moscou en tant que partenaire au sein du G8 après le veto russe à des sanctions à l'encontre du Zimbabwe, a annoncé le porte-parole de la diplomatie russe.
   
"Des représentants des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne se sont permis de déclarer que notre vote (au Conseil de sécurité de l'ONU) trahissait les accords sur le Zimbabwe trouvés au sommet du G8 à Toyako et que cela posait des questions sur la fiabilité de la Russie en tant que partenaire au sein du G8", a déclaré le porte-parole, Andreï Nesterenko.
   
"Nous jugeons de telles déclarations inacceptables", a-t-il ajouté dans un communiqué soulignant que la déclaration commune du G8 sur le Zimbabwe n'évoquait "aucune démarche à cette étape au Conseil de sécurité de l'ONU".  
   
"C'est la présentation à New York d'un projet de résolution inadéquat qui est contraire aux approches collectives" du G8, conclut M. Nesterenko.
   
Moscou et Pékin ont opposé leur veto vendredi à un projet de résolution rédigé par les Etats-Unis visant à sanctionner le Zimbabwe pour son processus électoral violent.
   
L'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, avait accusé vendredi la Russie de volte-face sur le Zimbabwe, en mettant son veto à un projet de résolution qui aurait sanctionné le régime de Harare, après en avoir approuvé le principe lors du sommet du G8 au Japon.
   
L'attitude de la Russie "pose des questions sur sa fiabilité en tant que partenaire au sein du G8", a déclaré l'ambassadeur américain.
   
Un haut responsable du bureau du Premier ministre britannique Gordon Brown à Downing Street a déclaré à l' AFP que le Premier ministre s'était déclaré "très déçu par le résultat (du vote)", une opinion partagée par le chef de la diplomatie britannique, David Miliband.
   
Dans un autre communiqué samedi, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu'un vote de l'ONU sur des sanctions à l'encontre du Zimbabwe aurait constitué "un dangereux précédent" d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays.   
   

Répondre


Fermer