13 juillet 2008 - 11H58

Olmert et Abbas "jamais aussi proches d'un accord"
A l'occasion du lancement de l'UPM à Paris, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré, à la suite d'une intervention du dirigeant Palestinien Mahmoud Abbas, qu'ils n'ont "jamais été aussi proches d'un accord" de paix.
Par Marie Sophie JOUBERT (texte)

Retrouvez notre dossier spécial sur l'Union pour la Méditerranée.

 
Israéliens et Palestiniens n'ont "jamais été aussi proches d'un accord de paix", a déclaré le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. "Nous avons commencé une négociation approfondie", a-t-il également expliqué. "Nous approchons de l'heure où nous devrons faire des choix décisifs", a ajouté le chef du gouvernement israélien.

 

A quelques heures du lancement de l'Union pour la Méditerranée, le président français Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue israélien et le chef de l'autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas.

 

Leur déclaration, depuis le Palais de l’Elysée, place officiellement la France en médiateur de la crise au Proche-Orient. Les trois dirigeants ont également rappelé leur volonté commune de trouver une solution au conflit.

 

Mahmoud Abbas a lui aussi assuré que les négociations entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne étaient "sérieuses" et "approfondies".

 

"Nous allons poursuivre cet effort. Nous sommes tout à fait sérieux, nous sommes engagés par la feuille de route", a  également déclaré le dirigeant de l'Autorité palestinienne.

 

Paris nouvel l'arbitre du conflit

 

"Vous avez quatre qualités qui vous permettent de jouer un rôle important dans le processus de paix au Proche-Orient", a affirmé Mahmoud Abbas en parlant de Nicolas Sarkozy. En qualité de président de la France, de l'Union pour la Méditerranée, de l'Union européenne et de "grand ami des Palestiniens et des Israéliens", Nicolas Sarkozy peut contribuer à "faire aboutir le processus de paix", a expliqué le chef de l'Autorité palestinienne. Un point de vue partagé par Ehoud Olmert.

 

La médiation du président français est un nouvel espoir alors que les négociations s’enlisent, affirme notre correspondant à Jérusalem, Marc de Chalvron. "Les Palestiniens déplorent l’immobilisme des Etats-Unis, probablement à cause des prochaines élections présidentielles et la médiation de Sarkozy est vue par les deux côté comme un moyen d’avancer", explique-t-il.

 

De son côté, Nicolas Sarkozy n’a pas caché son envie d’occuper une nouvelle fonction. "Le rôle de l'Europe, et à l'intérieur de l'Europe, de la France, c'est d'aider à la paix", a-t-il dit.

 

Pour Caroline de Camaret, spécialiste Europe de FRANCE 24, le chef d’Etat français a profité de l’occasion pour "se positionner clairement en tant que médiateur" par son discours, mais également par ses gestes comme l’atteste, à la fin de la conférence de presse commune des dirigeants, la triple poignée de mains des trois hommes d’Etat.

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