Quand on a annoncé à Tang Li qu’il allait pouvoir travailler pour les Jeux olympiques, il a d’abord sauté de joie. "J’ai toujours rêvé de pouvoir assister aux JO. Alors là c’était une occasion unique de voir la compétition de l’intérieur". Mais la compétition, il la suivra depuis l’intérieur de son camion. Comme des centaines d’employés d’entreprises publiques, Tang a en effet été réquisitionné pour donner un coup de main à l’organisation des jeux.
Mais cet ingénieur telecom qui travaille pour l’opérateur public CNC va jouer les chauffeurs livreurs pendant les Jeux. "Pendant les trois semaines de la compétition, on m’a demandé de livrer de la nourriture au village olympique. Je vais devoir conduire un camion, explique-t-il avec une petite grimace. Heureusement je continuerai à toucher mon salaire". Pour les Jeux olympiques, la Chine a retrouvé l’élan nationaliste des grands jours.
La plupart des entreprises publiques du pays vont ainsi déléguer une partie de leur personnel pour aider au bon déroulement des Jeux. Une assistante deviendra ainsi traductrice, une autre hôtesse pour les délégations. Et d’autres deviendront chauffeur improvisés. Certains, plus chanceux, seront carrément au chômage technique. Leurs entreprises étant priées de fermer pendant les Jeux pour éviter de congestionner encore davantage les artères de Pékin. Le travail à domicile sera également expérimenté pour certains et, dans tous les cas, les horaires seront aménagés. "On nous a demandé de commencer une heure plus tard et de finir également une heure plus tard", explique cette employée de la chaîne publique CCTV.
Au total, plusieurs dizaines de milliers d’employés du secteur public sont ainsi concernés. Pour beaucoup à Pékin, ces Jeux seront simplement un dur moment à passer. Retour à la normal prévu au mois de septembre.













