12 août 2008 - 22H20
- Énergie - Pétrole

Le prix du pétrole à son plus bas niveau depuis mai
Le prix du pétrole a atteint les 113 dollars, son plus bas niveau enregistré en trois mois. La baisse serait due à la hausse du dollar et à un ralentissement de la demande de brut et de la croissance mondiale.

Les prix du pétrole sont tombés mardi à leur plus bas niveau depuis trois mois après la prévision par l'AIE d'un approvisionnement plus que suffisant du marché et l'annonce par Moscou de l'arrêt des opérations militaires en Géorgie.

 

Vers 11h00 GMT, le contrat septembre sur le brut léger américain cédait 94 cents, soit 0,82%, à 113,51 dollars le baril, après avoir reculé à 112,48, le plus bas niveau enregistré depuis début mai.

 

Le Brent reculait au même moment de 97 cents (0,86%) à 111,70 dollars.

 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a laissé mardi pratiquement inchangée sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour cette année et l'a légèrement relevée pour 2009.

 

L'agence a dans le même temps réduit sa prévision de demande de brut provenant de l'Opep pour 2008 et prévu que l'approvisionnement allait augmenter.

 

"La demande de pétrole provenant de l'Opep va être inférieure aux capacités de production. Le marché anticipe donc une hausse des stocks", explique Olivier Jakob, chez Petromatrix.

 

Les cours pétroliers ont dévissé de près de 35 dollars depuis le record de 147,27 dollars le baril inscrit le 11 juillet par le brut léger américain. Ce reflux a été favorisé par les signes de ralentissement de la demande de brut et de la croissance mondiale.

 

La fermeté du dollar a parallèlement pesé sur les cours. Le billet vert a atteint mardi un plus haut de six mois, sous 1,49 dollars pour un euro.

 

L'annonce par le président russe Dmitri Medvedev d'un arrêt des opérations militaires en Géorgie après cinq jours de combats a aussi contribué à détendre les cours.

 

Le mouvement baissier est toutefois freiné par des problèmes persistants sur l'approvisionnement. Un incendie la semaine dernière sur l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) a notamment interrompu les exportations de brut d'Azerbaïdjan vers la Turquie. Le BTC exporte un volume équivalent à 1% de l'approvisionnement mondial.

 

Les marchés attendent désormais les derniers chiffres des stocks hebdomadaires de brut américains, qui doivent être publiés mercredi. Le consensus des économistes porte sur une baisse de 100.000 barils des stocks de brut la semaine dernière, un recul de 2,1 million de barils de ceux d'essence et une hausse de 1,7 million des stocks de produits distillés.

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