Les Etats-Unis ont exprimé leurs regrets dimanche pour la mort en Afghanistan de civils dans un bombardement de la coalition sous commandement américain, sans toutefois confirmer que plus de 90 personnes avaient été tuées vendredi.
"Nous regrettons la perte de vies innocentes parmi les Afghans que nous sommes censés protéger", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, alors que le président américain George W. Bush séjourne dans son ranch de Crawford, au Texas.
Ces propos interviennent après le renvoi par le président afghan Hamid Karzaï de deux officiers de l'armée pour "négligence et rétention d'information", alors que plus de 90 civils ont été tués vendredi dans l'ouest de l'Afghanistan selon une commission d'enquête présidentielle, qui met en cause l'absence de coordination entre forces américaines et afghanes.
"Ces informations font l'objet d'une enquête en Afghanistan et nous étudierons les résultats de cette enquête", a seulement commenté M. Fratto.
"Les forces de la coalition prennent des précautions pour éviter la mort de civils, contrairement aux talibans et aux militants qui ciblent des civils et mettent des civils en danger", a-t-il ajouté.
La coalition a ouvert une enquête, après avoir affirmé vendredi que 30 insurgés avaient été tués.
La Maison Blanche avait mis en doute vendredi un premier bilan de ce bombardement, que le ministre afghan de l'Intérieur avait alors établi à 76 civils tués.
Si les 90 victimes étaient confirmées, il s'agirait de la bavure la plus meurtrière des forces internationales depuis le renversement des talibans fin 2001.
Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans les affrontements avec les insurgés.













