27 août 2008 - 15H13
- États-Unis - Nicolas Sarkozy - Otan - Russie

Personne ne veut "revenir à la guerre froide", selon Sarkozy
Le président français a accusé la Russie de vouloir procéder à un "changement unilatéral des frontières". Mais "personne ne souhaite revenir au temps de la guerre froide", a-t-il assuré lors d'un discours devant les ambassadeurs de France.

Le président Nicolas Sarkozy a estimé mercredi que "personne ne souhaite en revenir au temps de la guerre froide", en soulignant que l'Otan n'était pas "un adversaire mais un partenaire de la Russie".
   
"Personne ne souhaite en revenir au temps de la guerre froide. L'Otan n'est pas un adversaire mais un partenaire de la Russie", a déclaré M. Sarkozy, lors d'un discours prononcé à l'Elysée devant les ambassadeurs de France.
   
"Quant à l'Union européenne, elle a la volonté de construire avec ce pays une relation dense et positive. Il appartient aujourd'hui à la Russie de faire un choix fondamental", a-t-il poursuivi.
   
"La France, avec ses partenaires de l'Union, a démontré par ses initiatives combien elle souhaitait que ce choix soit celui de l'entente et de la coopération, celui du respect des principes de la charte de l'ONU et de l'OSCE. Le Conseil européen du 1er septembre sera l'occasion pour les 27 pays de l'Union de définir une ligne commune sur ce dossier essentiel", a précisé le président en exercice de l'UE.

 

"Changement unilatéral des frontières"

 

Mais le président Sarkozy a aussi accusé la Russie de vouloir procéder à un "changement unilatéral des frontières" de la Géorgie en reconnaissant l'indépendance des républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, qualifiant cette décision d'"inacceptable".
   
"L'Union européenne a fermement condamné hier la décision de reconnaissance par la Russie de l'indépendance de ces deux territoires. Cette décision, qui vise à un changement unilatéral des frontières de la Géorgie, est tout simplement inacceptable", a déclaré M. Sarkozy.
   
La présidence française de l'Union européenne (UE) a "condamné fermement" mardi la décision de la Russie de reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.
 

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