Moussa Kaka, journaliste nigérien et correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Niger a été mis en liberté provisoire ce mardi. Il était incarcéré depuis plus d’un an dans une prison de Niamey pour "complicité d’atteinte à l’autorité de l’État".
"Je me sens très bien après un an et 17 jours de prison. Je suis actuellement chez moi à Niamey", a assuré lors d’une interview téléphonique à FRANCE 24, Moussa Kaka.
Les poursuites contre le journaliste n’ont pas été abandonnées pour autant, les charges pesant contre lui ont été allégées, requalifiées "d’acte tendant à nuire à la défense nationale". L’affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Niamey.
"La mobilisation était très importante et a beaucoup contribué à me faire libérer même si ce n'est qu'une liberté provisoire", a déclaré Moussa Kaka. "Je sais que je suis innocent et tout ce dont on m'accuse n'est pas fondé".
Le journaliste est poursuivi pour ses contacts présumés avec les rebelles touaregs. Il a été mis en cause sur la base d'écoutes téléphoniques, seules preuves à charge, qui contenaient des conversations notamment avec Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Moussa Kaka a affirmé avoir fait ses enregistrements dans le cadre son travail de journaliste.
Christine Ockrent, directrice générale déléguée de RFI, qui avait plaidé en faveur de la libération de Moussa Kaka auprès du président nigérien, Mamadou Tandja, en septembre dernier, a déclaré suite à la libération du journaliste: "Nous espérons toujours que ce geste venu du sommet de l'état du Niger contribuera à ce que notre joie et celle de Moussa soient complètes, dans le respect, bien évidemment, de la justice".














