Pour la deuxième journée consécutive, l'aviation turque a bombardé mardi dans le nord de l'Irak des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), responsable d'une attaque meurtrière la semaine dernière dans le sud-est de la Turquie.
"Des appareils de l'armée de l'air turque ont frappé 21 positions dans le nord de l'Irak, dans les régions montagneuses
d'Avasin Basyan et de Bozul, au matin du 7 octobre", a annoncé l'état-major turc dans un communiqué. "Tous les avions ont regagné leur base".
D'autre part, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a envisagé publiquement une nouvelle incursion militaire en Irak contre les rebelles kurdes, qui ont tué 17 soldats lors d'une attaque ce week-end et placé le gouvernement sous tension.
"Si une telle opération transfrontalière se réalise, elle visera uniquement les terroristes", dénomination officielle pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a déclaré le chef du gouvernement lors d'un discours au groupe parlementaire de son Parti de la justice et du développement (AKP).
"La cible d'une opération de l'autre côté de la frontière, si nécessaire, est seulement l'organisation terroriste" PKK, a tenu à préciser M. Erdogan, assurant que la population locale, l'administration kurde autonome d'Irak et l'unité politique de l'Irak n'en seraient pas affectés.
Ces déclarations interviennent alors que le parlement turc doit voter mercredi le renouvellement du mandat de l’armée pour les opérations contre le PKK en Irak, qui prend fin le 17 octobre.
Au cours des douze derniers mois, l'armée turque a attaqué à plusieurs reprises les bases du PKK dans les montagnes du nord de l'Irak, en se limitant à des bombardements d'artillerie ou d'aviation, en dehors d'une brève incursion terrestre en février.













