COMORES - ENVOYE SPECIAL
Les troupes africaines à Mohéli
Jeudi 20 mars 2008
Avant le débarquement à Anjouan, un premier détachement de 300 hommes mandatés par l'Union africaine, pour participer à l'opération contre le colonel Mohamed Bacar, est arrivé sur l'île voisine de Mohéli. (Reportage: F. Berruyer)
Jeudi 20 mars 2008
Par FRANCE 24 avec AFPLisez le carnet de route de Franck Berruyer, envoyé spécial de FRANCE 24 aux Comores, et regardez ses reportages ci-contre.
Le dénouement est proche à Anjouan. Un premier détachement de soldats, mandaté par l'Union africaine (UA) pour participer à l'opération contre le colonel Mohamed Bacar, à Anjouan, est arrivé jeudi sur l'île de Mohéli.
"Selon l’état-major soudanais, le débarquement serait une question d’heures, voire de jours", a déclaré Emmanuel Goujon, envoyé spécial de l’AFP et de France 24, avec Franck Berruyer, sur l’île de Mohéli. "L’arrivée de ces troupes africaines tant attendues est un signe que l’opération pourrait débuter incessamment sous peu".
Plus de mille soldats africains étaient attendus jeudi, à Mohéli, pour soutenir les 400 militaires comoriens qui y sont déjà cantonnés depuis presque deux mois.
"Ce sont des amis qui arrivent pour nous aider. Cela va accélérer les choses maintenant pour l'opération sur Anjouan", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel Ahmed Bastoi, de l'état-major comorien.
"Il s’agit d’une première rotation de 350 soldats tanzaniens et soudanais", a précisé Franck Beurruyer de FRANCE 24. "Ils sont arrivés par un ferry affrété par l’armée comorienne avec tout leur équipement et leur nourriture. Ils devraient être suivis par deux autres rotations.
A bord du Shissiwani II, navire transformé en transport de troupes pour l'occasion, les soldats étaient impatients de toucher terre après plus de six heures de mer.
Le béret rouge portant l'emblème des ailes déployées des parachutistes vissé sur la tête, le fusil d'assaut en bandoulière, ces soldats ont échangé quelques propos en arabe avec les Comoriens.
"Nous sommes contents d'être ici, nous sommes bien, il n'y a pas de problème. Les Comoriens sont nos frères musulmans et nous sommes fiers d'être là pour les aider. Nous sommes prêts", a confié à l'AFP Yahyah Abdallah, le commandant de la compagnie parachutiste soudanaise.
L’opération s’annonce tout de même compliqué à mettre en place. "Même si tout le monde est impatient, il va falloir organiser les entrainements communs à des soldats qui ne parlent pas la même langue, ce qui s’annonce compliqué pour les officiers des trois armées", explique Emmanuel Goujon.
L'UA a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection, en juin 2007, n'est reconnue ni par elle-même ni par l'Union des Comores.
"Les choses s’accélèrent mais au rythme africain", conclue Franck Berruyer.
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RENCONTRE AVEC BACAR
Rencontre avec le maître de l'île d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar (Reportage Franck Berruyer)
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LES VICTIMES DU REGIME BACAR
Témoignages des victimes du régime du colonel Bacar (Reportage Franck Berruyer)

