Des dizaines de personnes ont été blessées et de nombreuses autres arrêtées samedi dans plusieurs villes de Turquie, la police ayant fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes pour maîtriser des manifestations pro-kurdes, ont rapporté des médias.
Ces violences sont intervenues au lendemain du Newroz, le Nouvel an turc, les célébrations s'étant transformées dans beaucoup d'endroits en manifestations de soutien aux séparatistes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).
A Van, dans l'est du pays, la police anti-émeute a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau pour disperser les quelque 1.500 manifestants, qui avaient construit des barricades, allumé des feux, et brisé les vitres de magasins et de bâtiments institutionnels, ont rapporté les médias.
Une soixantaine de personnes, dont des policiers, ont été blessés et de nombreux manifestants ont été interpellés, a indiqué l'agence de presse Anatolia.
Plusieurs personnes ont également été arrêtées lors de violences similaires à Hakkari, une ville proche de la frontière irakienne, selon la même source.
Vendredi soir, 16 personnes avaient été interpellées à Viransehir (sud-est) lorsque les célébrations de Newroz avaient fait place à une marche en faveur du PKK où les manifestants avaient lancé des cocktail molotov sur les policiers, a rapporté Anatolia.
Des manifestations et arrestations comparables sont intervenues dans plusieurs villes de l'ouest de la Turquie comme Mersin et Izmir, qui abritent d'importantes communautés kurdes.
Les Kurdes de Turquie profitent habituellement du Newroz pour réclamer des droits accrus et afficher, pour nombre d'entre eux, leur soutien au PKK, qui combat depuis 1984 les forces turques.













