Otan
L'Otan est-elle connue et reconnue?
Vendredi 28 mars 2008
A la veille du sommet de l’Otan à Bucarest, un sondage exclusif de l’institut Harris Interactive, en partenariat avec FRANCE 24 et l’International Herald Tribune, évoque l’utilité de cette organisation et les menaces potentielles.
Vendredi 28 mars 2008
Par FRANCE 24
Le sondage* présente la connaissance et l’utilité de l'Otan, les menaces potentielles (d'où pourrait venir une menace militaire? Contre quelles menaces se protéger ?), l’adhésion à une défense militaire européenne et l’adhésion à un système américain de défense anti-missile basé en Europe Centrale.
Si les Allemands, et dans une moindre mesure les Italiens, semblent connaître le rôle de l’Otan, la grande majorité des répondants des autres pays connaît peu ou pas du tout le rôle de cette organisation.
Pour autant, il n’y a pas de remise en cause du maintien de l'Otan. De manière assez unanime, mais plus marquée en Allemagne qu’ailleurs, les répondants des six pays étudiés sont favorables au maintien de l’alliance. Ils restent cependant assez nombreux à ne pas avoir d’avis sur le sujet.
En Europe et aux Etats-Unis, un retour de la France au sein de la structure militaire de l’Otan serait bien accueilli… mais en France, les avis sont plus partagés sur ce sujet : un tiers favorable, un tiers opposé, un tiers sans opinion.
Menaces potentielles
Lorsque l’on demande aux répondants s’ils pensent que certains pays peuvent constituer une menace militaire pour eux, ils en citent en moyenne près de deux.
L’Iran est perçu unanimement comme le pays le plus menaçant, notamment pour les Américains et les Français. L'Irak, le Pakistan et l'Afghanistan complètent cette hiérarchie des pays les plus menaçants.
La Russie et la Chine sont également perçues comme des menaces mais de manière très différente selon les pays : les Espagnols ne craignent pas ces deux pays, alors que les Britanniques (29 %) et surtout les Américains se distinguent par leur très forte crainte de la Chine (48 %).
La Russie inquiète 31 % et 32 % des Britanniques et des Américains. C’est d’ailleurs dans ces deux pays que le nombre moyen de pays menaçants est le plus élevé. A noter enfin qu’entre 10 % et 14 % des Européens considèrent les Etats-Unis comme une menace militaire potentielle pour leur pays.
Face aux différents types de menaces (terroristes, économiques, écologiques, sanitaires, militaires…), les attentes de renforcement des moyens de protection varient beaucoup d’un pays à l’autre :
Les Espagnols (73 %), Britanniques (65 %) et les Américains (61 %) sont les plus sensibles aux menaces terroristes, sentiment certainement influencé par les attentats spectaculaires survenus ces dernières années dans ces trois pays.
Dans les autres pays, cette menace est également en première position, mais de manière moins marquée.
La crise économique inquiète particulièrement les Français (46 %), les Espagnols (42 %), les Américains (39 %) et les Allemands (35 %). Les Français se distinguent une fois de plus par la prise en compte massive des menaces écologiques (42 %), à l’opposé des Américains (13 %). Les menaces sanitaires complètent ce classement, de manière particulièrement forte en Italie (43 %), contrairement à l’Espagne (14 %).
Adhésion à une défense militaire européenne commune
D'une manière générale, les Européens et les Américains sont globalement favorables à l’idée d'une défense européenne commune. Les Français (73 %) et les Italiens (61 %) y sont particulièrement favorables. A noter qu'un tiers d'entre eux y sont "complètement favorables". Les Allemands et les Britanniques sont plus divisés sur ce sujet (avec respectivement 44 % et 41 % d’avis favorables). Les Américains, quant à eux, sont moins nombreux à donner une opinion sur un sujet qui de fait les concerne moins.
Les Européens sont clairement opposés au projet américain de système de défense anti-missile basé en Europe Centrale. Cette tendance est particulièrement prononcée auprès des Allemands (71 %), des Espagnols (61 %) et des Français (58 %). A l'inverse, les Américains y sont plutôt favorables (49 %).
Globalement, les populations interrogées sont plus favorables à un bouclier anti-missile commun Otan-Russie ; probablement influencées par les réactions de la Russie sur l'Europe en cas de concrétisation d'un projet anti-missile américain en Europe Centrale. Les Italiens (59 %), les Britanniques (49 %) et les Allemands (48 %) sont particulièrement favorables à ce bouclier Otan-Russie. Les Français et les Américains semblent moins convaincus par cette approche.
Pour résumer, l'ensemble des populations interrogées est plutôt favorable à ce que l'Union européenne dispose d'une défense militaire commune. Malgré le fait que le rôle de l'Otan soit moyennement connu, le maintien de cette alliance n’est pas remis en question. La majorité des répondants estime d'ailleurs que la France devrait rejoindre la structure militaire intégrée de l'Otan. Une évolution qui divise cependant l’opinion en France.
L'utilité de l'Otan n'apaise pas pour autant les craintes de menace militaire pouvant survenir principalement de l'Iran mais aussi de l'Irak, du Pakistan, de l'Afghanistan, et pour certains de la Russie et de la Chine. Dans ce contexte, le système de défense anti-missile basé en Europe Centrale est clairement rejeté par les Européens et notamment les Allemands.
Un climat d'inquiétude générale flotte-t-il au sein des différentes populations ?
Les inquiétudes sont effectivement très variées et l'inquiétude principale reste partout la menace terroriste. Les populations semblent se sentir plutôt bien protégées contre les menaces militaires, et demandent plutôt plus de protection contre les menaces économiques, écologiques ou sanitaires.
* Enquête réalisée en ligne par Harris Interactive, en partenariat avec France 24 et l'International Herald Tribune, auprès d’un échantillon de 6 478 adultes (âgés de 16 à 64 ans) en France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, et d'adultes (âgés de 18 à 64 ans) en Italie, du 27 février au 6 mars 2008. Les données pour les facteurs tels que l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, la région et l'usage d'Internet ont été redressées si nécessaire, afin de les faire correspondre avec les proportions actuelles dans la population. Une procédure de redressement basée sur un "score de propension" a été appliquée pour ajuster la propension des répondants à être connectés à Internet.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin





03/10/2008 13:32:43 Signaler un abus
L'OTAN
Par Vledet - Côte d'Ivoire/Abidjan
Une organisation certes dépassée mais dont le rôle en Europe demeure toujours efficace.Revoir simplement le système d'intervention.
28/03/2008 15:55:17 Signaler un abus
L' OTAN
Par MONCEF -
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