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Dernière modification : 19/12/2013

L’Irlande libérée de la Troïka mais pas de l’austérité

Si Dublin s’est récemment débarrassé des chaînes de la Troïka (Commission européenne, FMI, BCE), au quotidien les Irlandais - et particulièrement les jeunes - se sentent toujours étouffés par la cure d’austérité imposée par le gouvernement.

La Grèce, le Portugal et l’Espagne en sont encore loin. Depuis le 15 décembre, l’Irlande s’est affranchie de la tutelle de la Troïka qui lui avait imposé un plan d’aide de 85 milliards d’euros il y a trois ans afin de sauver son système bancaire au bord de la faillite. De quoi redonner le sourire et la confiance au gouvernement irlandais à l’heure où les bonnes nouvelles restent rares en matière d’économie.

Mais pour les Irlandais, cette victoire est amère, la cure d’austérité imposée par le gouvernement frappant encore beaucoup d’entre eux. FRANCE 24 a rencontré une famille surendettée depuis l’éclatement de la bulle immobilière ainsi que des jeunes diplômés contraints à l’expatriation pour lancer leur carrière. Ces derniers sont particulièrement nombreux à envisager de quitter l’Irlande, en quête d’un avenir meilleur.

Formateur en création d’entreprise à l’University College de Dublin, Dan Hayden estime que les politiques d’austérité mises en place par le gouvernement ont injustement ciblé les jeunes. À contre-cœur, il les encourage aujourd’hui à quitter le pays. “Les jeunes de moins de 25 ans au chômage sont censés vivre avec moins de 100 euros par semaine, quand les autres perçoivent 185 euros par semaine. Il y a une logique que je ne comprends pas”, explique-t-il à FRANCE 24.

“Ne pas répéter les erreurs du passé”

Du côté du gouvernement, on reste positif en martelant que l’Irlande peut être fière d’être le premier pays à quitter le plan d’aide internationale. “La vision de la Commission européenne est très claire : ils ont évalué les quatre pays du programme d’aide et ont affirmé que de tous les ajustements mis en place, celui de l’Irlande était le plus progressif, le plus juste. Ce sont ceux qui avaient les revenus les plus élevés qui ont subi les plus grosses coupes budgétaires”, assure à FRANCE 24 Brian Hayes, sous-secrétaire d’État aux Finances.

Mais pour que les Irlandais jouissent des progrès effectués, encore faut-il que la bonne dynamique économique s’inscrive sur le long terme. Le 17 décembre, Dublin a présenté un plan pour la croissance et l'emploi destiné à ne pas répéter "les erreurs du passé", selon les propres mots du Premier ministre Enda Kenny. Affichant l'emploi comme priorité, il a affirmé mardi que "les 330 000 emplois perdus pendant la crise économique entre 2008 et 2011 seraient remplacés par de nouveaux emplois" afin d'atteindre "de nouveau le plein emploi en Irlande".

Manque de mesures concrètes

Le gouvernement promet ainsi de mieux accompagner individuellement les chômeurs, avec une formation adaptée mais également un système de protection sociale qui encourage le retour à l'emploi. Une feuille de route saluée par de nombreux économistes qui estiment, toutefois, que des mesures concrètes font défaut.

"Peut-être la signification de ces annonces est-elle de renforcer l'engagement du gouvernement en faveur d'une politique budgétaire responsable, sachant qu'un relèvement de la note (de l'Irlande) par Moody's est possible dans un avenir proche", a par exemple écrit la maison de courtage irlandaise Davy dans un communiqué de presse. Même son de cloche du côté de la confédération patronale IBEC qui a aussi estimé que le plan "manquait de détails sur ce que le gouvernement va faire pour encourager la croissance et engager les réformes nécessaires".

Avec AFP

Par FRANCE 24

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