Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

"Des mercenaires russes en Centrafrique"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Ce que nous achetons bon marché peut coûter très cher à d'autres"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Madagascar, nouvelle journée de mobilisation à Antananarivo

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Immigration: tensions à la frontière franco-italienne

En savoir plus

LE DÉBAT

Emmanuel Macron aux Etats-Unis : le président et Trump, une complicité et des désaccords

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

Uberisation : naissance de l’entreprise 2.0

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Naïssam Jalal et le trio Amzik, nouveaux visages des musiques orientales

En savoir plus

L'INFO ÉCO

États-Unis-France : les taxes de la discorde

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Loi asile-immigration : "hystérisation" ou "Bérézina morale"?

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 01/04/2014

Le Maroc peine à régulariser ses migrants

© FRANCE 24

Depuis trois mois, le Maroc s’est lancé dans une vaste campagne de régularisation des dizaines de milliers de sans-papiers qui vivent sur son territoire. Une opération complexe aux nombreux défis.

Il y a trois mois, le Royaume chérifien a lancé une vaste campagne pour délivrer des titres de séjour à des dizaines de milliers de sans-papiers, en majorité subsahariens. Si cette mesure est une première pour un pays du sud, elle ne rencontre qu'un succès mitigé. Après trois mois, à peine 200 migrants ont obtenu un titre de séjour. Et pour cause, difficile d'inciter ces clandestins venus d'Afrique à s'installer au Maroc, le pays reste une terre de passage vers l'Europe.

Parti de Kinshasa, Danga est au Maroc depuis huit ans. Il fait partie des tous premiers bénéficiaires de la campagne de régularisation. Et selon lui, les choses sont depuis bien plus simples. "Avant, même si tu connaissais le boulot, personne ne pouvait te prendre. Maintenant ça change tout, en plus on est respecté par les gens. Mon employeur n’a plus peur, il est rassuré, il sait que même s'il me laisse ici, personne va le déranger", explique-t-il.

À la préfecture de Rabat, on comptabilise 3 000 demandes de régularisation. Chaque jour, une soixantaine de dossiers sont déposés. Pour prétendre à un titre de séjour, il faut répondre au minimum à l’un des cinq critères établis.

Une fois la carte de séjour obtenue, les difficultés ne s'arrêtent pas là. Les migrants n'ont qu'un an pour s'intégrer dans la société, et trouver un emploi, la condition pour un renouvellement. Pour la société civile, c'est presque impossible.

"Est-ce qu’aujourd'hui, ces gens qui sont restés 5, 6, 10 ans sans emploi peuvent trouver du travail en une année seulement ? Je dis non. Il faut que l'État [permette], pour l'année prochaine, que les bénéficiaires de cette carte puissent la renouveler sans condition de renouvellement inscrit par la loi. Sans cela, cette opération sera vouée à l'échec", estime Marcel Amyeto, secrétaire général du syndicat ODT des travailleurs migrants.

Un parcours difficile

Avant de se confronter à ces démarches administratives fastidieuses, les migrants ont déjà fait face à de nombreux obstacles.

Oujda, à la frontière entre le Maroc et l’Algérie, est une ville de transit pour les migrants subsahariens. La communauté y est importante, mais peu d'entre eux souhaitent s'y installer définitivement. La régularisation ici ne compte pas beaucoup d'adeptes. D'ailleurs le bureau des étrangers, qui guide ces migrants dans leur demande de régularisation, ne reçoit en moyenne qu'une dizaine de personnes par jour.

"La plupart sont entrés de façon clandestine, sans passeport, donc ils n'arrivent pas à justifier leur présence au Maroc. Comme vous le savez, pour avoir cette carte d'immatriculation, il faut minimum 5 ans de résidence continue au Maroc", explique Majdouline El Hankouri, agent d'Autorité au bureau des étrangers d'Oujda.

Pour ces migrants d’Oudja comme pour la plupart des migrants du pays, le Maroc n’est tout simplement pas une option. Nombreux sont ceux qui poursuivent leur périple jusqu'à Nador, à 200 km de là. À la merci des intempéries, ceux qui veulent passer en Espagne par Melilla se retranchent sur les hauteurs de la ville. Traqués par la police, ils vivent dans la crainte quotidienne des arrestations.

Certains tenteront la traversée pour l’Europe à maintes reprises, au péril de leur vie et mettront parfois des années à y parvenir, sans garantie aucune pour leur avenir.

Par Sara DOUBLIER , Jean-Marie LEMAIRE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/04/2018 Drogues

Cameroun : les ravages du Tramadol, drogue de synthèse prisée des jeunes

Comme d'autres pays d'Afrique subsaharienne, le Cameroun est confronté à une hausse inquiétante de la consommation de Tramadol. Cet opioïde de synthèse, contenu dans certains...

En savoir plus

20/04/2018 Pakistan

Pakistan : un printemps pachtoune ?

Environ 30 millions de Pachtounes vivent au Pakistan, soit 15% de la population. Pris en étau entre les terroristes et l’armée pakistanaise, ils sont très souvent discriminés....

En savoir plus

19/04/2018 Liban

Face à une crise des déchets qui s’éternise, des Libanais se mobilisent

Au Liban, la gestion des déchets empoisonne la vie des Libanais depuis plusieurs années. En particulier à Beyrouth et sur le littoral, où les poubelles s'amoncellent, provoquant...

En savoir plus

18/04/2018 Amériques

Vidéo : la fin du règne des frères Castro à Cuba

Une page se tourne à Cuba. L'Assemblée nationale cubaine se réunit mercredi et jeudi pour désigner le nouveau président de l'île, ouvrant la voie à une transition historique....

En savoir plus

17/04/2018 Trafic de drogue

L’Andalousie, porte d'entrée du haschisch en Europe

Plus de 70% du cannabis qui circule en Europe passe par l'Andalousie, dans le sud de l’Espagne. La drogue transite depuis le nord de l'Afrique via des hors-bords. A une trentaine...

En savoir plus