Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Westminster : Londres pleure les victimes"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le "J’accuse" de Fillon

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Les secrets d'Houdan, la ville française au quasi-plein emploi

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Attentat de Londres : "We are not afraid"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le Premier ministre promet des mesures pour répondre aux enseignants grévistes

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat de Londres : l'Europe à nouveau défiée (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat de Londres : l'Europe à nouveau défiée (partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Présidentielle en France : ralliements en cascade pour Macron

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : en Crimée, les dissidents matés par Moscou

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 05/04/2014

Afghanistan : une présidentielle charnière sous la menace des Taliban

Des millions d'Afghans sont appelés à élire samedi celui qui succèdera au président Hamid Karzaï. Un scrutin présidentiel qui pourrait être perturbé par des attentats islamistes et entaché de soupçons de fraudes. Reportage

Le 5 avril, des millions d’Afghans sont appelés à choisir leur nouveau président lors d'élections qui s'annoncent chaotiques. Pour la première fois de son histoire, le pays va connaître une transition politique démocratique. En effet, selon la constitution, le président sortant Hamid Karzaï, au pouvoir depuis la chute des Taliban en 2001, ne peut briguer un troisième mandat.

Les derniers sondages donnent l'ancien ministre de l’Économie Ashraf Ghani en tête (27 %) devant le docteur Abdullah Abdullah (25 %). Et puisque aucun grand parti politique n'a émergé dans le pays, des alliances, parfois contre-nature, sont nouées dans un contexte de corruption, de clientélisme et de violences. Selon Transparency International, l'Afghanistan reste le pays le plus corrompu de la planète avec la Somalie et la Corée du Nord.

Dans la capitale Kaboul, où chaque rassemblement électoral peut-être la cible d'une attaque terroriste, un millier de soldats et de policiers sont sur le pied de guerre. Dans certaines provinces, c’est à des seigneurs de guerre que revient la charge d'assurer la sécurité dans l'organisation de l'élection.

Mais parfois ça ne suffit pas. Quelques jours après le tournage des reporters de FRANCE 24, les Taliban, qui ont juré d'empêcher le déroulement du vote, ont attaqué le siège de la Commission électorale à Kaboul.

"Sur 6 000 bureaux, les agences de sécurité ont identifié 414 bureaux de vote qui sont situés dans des zones trop dangereuses et qui resteront fermés à cause des menaces des insurgés", avait confié Noor Mohamad Noor, porte-parole de la Commission électorale. En raison des menaces pesant sur le scrutin, les Nations unies ont limité au strict minimum l'envoi d'observateurs sur place.

Outre les aléas sécuritaires posés par le défi d'organiser des élections dans un pays en guerre, le risque accru de fraudes est l’autre menace. Aux dernières élections de 2009, les Nations unies avaient jugé qu'un tiers des votes étaient frauduleux. Quatre ans plus tard, les leçons du passé ne semblent guère avoir été tirées. Ainsi, il n'existe toujours pas de registre d’électeurs. N'importe qui peut s'inscrire n'importe où : 19 millions de cartes de vote seraient en circulation pour seulement 13 millions de votants. Dans la capitale, il faut attendre plusieurs jours devant la porte des bureaux pour obtenir le sésame.

"Malheureusement, nous n'avons pas de système informatique pour identifier les électeurs et c'est comme ça à travers tout le pays, donc on ne peut pas savoir si quelqu'un est déjà enregistré ailleurs", explique Abdulaziz Kamawal, responsable d’un bureau de vote.

Sultanzoy, candidat à la présidence afghane, craint tous types de fraudes. "Aussi bien des fraudes par des responsables des élections dans les quartiers généraux que dans les bureaux de vote sur le terrain, mais aussi par les fonctionnaires, les chefs de la police, les gouverneurs, les parlementaires. Ils sont tous impliqués dans les fraudes en ce moment. Absolument tous”, dénonce-t-il. Sultanzoy a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Un thème qui fait fuir tous les potentiels soutiens politique. Pour cette raison, il n'a pratiquement aucune chance d'être élu.

 

Par Sylvain LEPETIT , Nicolas ROPERT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/03/2017 Inde

L'Inde, paradis des startups

En Inde, où le potentiel de croissance économique semble exponentiel, le nombre de startups ne cesse de grandir. Mais pour les investisseurs étrangers, lancer son affaire dans ce...

En savoir plus

22/03/2017 Asie - pacifique

Pénurie d'eau au Pakistan : entre gaspillage et mauvaise gestion, le pays contraint à agir

En ce 22 mars, Journée mondiale de l'eau, nous vous emmenons au Pakistan. Quatrième plus grand consommateur d'eau au monde, le Pakistan est aussi le pays qui en manque le plus....

En savoir plus

21/03/2017 France

Trisomie 21 : l'insertion par le travail pour combattre les préjugés

À l'occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, maladie génétique qui touche environ 60 000 personnes en France, nous vous proposons d'aller à la rencontre de Vincent et...

En savoir plus

20/03/2017 Irak

Irak : à Mossoul, les chefs de famille ne se cachent plus pour pleurer

Cela fait près de 6 mois que la bataille de Mossoul a commencé. Après avoir repris la partie Est de la cité, l'armée irakienne affronte les jihadistes de l'EI dans la partie...

En savoir plus

17/03/2017 EUROPE

Le Brexit ravive les désirs d'indépendance en Écosse

Les Écossais pourraient organiser un nouveau référendum sur l'indépendance. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon exige que le vote soit organisé à l'automne 2018 ou au...

En savoir plus