Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

François Hollande achève sa tournée africaine au Cameroun

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : Les touristes algériens très attendus

En savoir plus

REPORTERS

La Libye en quête d'unité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

La Grèce en défaut de paiement, dette, déficit, faillite...et "grexit" ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attaque de Boko Haram au Nigeria : 150 morts dans 2 nouvelles attaques

En savoir plus

TECH 24

Les nouveaux innovateurs

En savoir plus

#ActuElles

Maroc : la jupe de la discorde

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Les profs 2" : les cancres sont de retour

En savoir plus

BILLET RETOUR

Billet retour à Gaza, un an après l’opération "Bordure protectrice"

En savoir plus

Tous les matins, nous vous proposons un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays. Du lundi au vendredi, à 7h45.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 17/06/2014

Vidéo : l’armée thaïlandaise décrète le bonheur pour tous

"Ramener le bonheur dans le pays", c’est le programme ambitieux que les militaires thaïlandais sont bien décidés à appliquer, après des années de farouches divisions politiques. Le général Prayuth Chan-ocha - le très sérieux chef de la junte - va donc chaque semaine en personne animer une émission intitulée "le retour du bonheur", un programme diffusé obligatoirement sur toutes les radios et les télévisions du pays en vertu de la loi martiale appliquée dans le pays depuis la fin mai.

Dans le même temps, des "centres de réconciliation" ouvrent leurs portes dans toutes les régions thaïlandaises et des festivités - où "les citoyens sont invités à venir se détendre" - organisées en masse. Dans la capitale, Bangkok, même scénario surréaliste : plusieurs fois par semaine depuis le coup d'État, la junte militaire organise des fêtes géantes à la gloire des soldats, héros du peuple et sauveurs de la nation.

"Nous voulons que les Thaïlandais se parlent et se comprennent"

Pour faire passer son message, l'armée ne lésine pas sur les moyens : on chante, on danse, la nourriture, là encore, est gratuite, tout comme les soins médicaux… Une opération séduction du Conseil national pour la paix et l'ordre, les nouveaux maîtres du pays. Et à en croire les badauds présents aux kermesses, cela fonctionne : "Mes copines et moi nous sommes très heureuses. Les gens ici sont vraiment contents de ce que fait l'armée. Ils vont régler nos problèmes. Et puis ensuite, peut-être, il y aura des élections. On attendra un an ou même un an et demi… Cela n'a pas d'importance", explique une passante au micro de FRANCE 24.

Une partie de la population de Bangkok voit en effet d'un bon œil la reprise en main des soldats, gage de stabilité et de sécurité. "Ce que nous cherchons à rétablir dans ce pays, c'est un climat serein de confiance. Le seul but de ces festivités que nous organisons est de rapprocher les Thaïlandais. Nous avons bon espoir d'y arriver même dans les bastions des Chemises rouges [les partisans du gouvernement renversé en mai dernier, NDLR]", affirme à FRANCE 24 le colonel Werachon Sukondhapatipak, porte-parole du Conseil national pour la paix et l'ordre. Et d’ajouter : "Nous voulons que les Thaïlandais se parlent et se comprennent à nouveau. C'est tout notre programme du retour au bonheur dans la société. Cela doit amorcer une atmosphère propice pour engager des réformes sociales."

"Méthodes dignes de la gestapo"

Du côté des Chemises rouges, justement, l’ambiance est loin d’être à la fête. "Les militaires peuvent dire ce qu'ils veulent, qu'ils font tout cela pour rétablir la paix, mais moi je suis contre ces méthodes, ce sont des méthodes de dictateurs. Et ce n'est pas en organisant des kermesses et des concerts dans tout le pays que l'on va régler les problèmes, les gens ne disent rien, mais au fond d'eux-mêmes ils détestent les putschistes...", assure un libraire, interrogé dans un centre commercial désert traditionnellement fréquenté par les opposants à l’armée.

Même si les voix dissidentes se font rares, la junte a tout de même de sérieux ennemis, parmi lesquels quelques rares journalistes qui défient la censure et la peur d'être arrêtés. "C'est une bombe à retardement ! Plus la junte va réprimer, plus la colère va monter. Tout cela est une stratégie de guerre psychologique, on organise des fêtes avec un pistolet sur la tempe, en censurant, en arrêtant, en contrôlant tout avec des méthodes dignes de la gestapo", dénonce Chuwat Rerksirisuk, rédacteur en chef du journal en ligne "Prachataï".

Des réactions qui laissent entrevoir un long et sinueux chemin avant d’atteindre la grande réconciliation nationale plaidée par la junte, d’autant que celle-ci n’a toujours pas indiqué combien de temps elle comptait rester au pouvoir.

Par Cyril PAYEN

COMMENTAIRE(S)

Les archives

01/07/2015 Golan

Vidéo : les druzes pris dans le tourbillon de la guerre en Syrie

Dans le Golan, occupé par Israël, les druzes reprochent à l'État hébreu de venir en aide aux combattants syriens, alors même qu’en Syrie, des villages druzes restés fidèles à...

En savoir plus

02/07/2015 Muhammadu Buhari

Vidéo : Boko Haram, fléau du Nigeria

Au moins 15 000 morts et 1,5 million de déplacés depuis 2009. C’est le bilan estimé de l’insurrection de Boko Haram au Nigeria. Le groupe armé, qui a prêté allégeance à...

En savoir plus

30/06/2015 Turquie

Bodrum, porte d'entrée clandestine vers l’Union européenne

Si la principale porte d'entrée vers l'Union européenne pour les migrants reste l'Italie, la guerre en Syrie en a dévoilé une autre : l'île grecque de Kos, en Grèce. Pour y...

En savoir plus

29/06/2015 Ouganda

Ouganda : le combat d'une Française contre le braconnage

Une équipe de chercheurs français, dépêchée au parc national de Kibale en Ouganda pour étudier les singes, tente de protéger les chimpanzés, trop souvent victimes des pièges...

En savoir plus

26/06/2015 guerre

Ukraine, la guerre pour seul horizon

Depuis l’attaque majeure à Mariinka, à 30 km de Donetsk, le 3 juin, la situation reste très tendue, les armes lourdes sont revenues sur le front et les "violations de Minsk 2" se...

En savoir plus