Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La RDC fête son indépendance mais toujours pas de calendrier pour les élections

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat à l'aéroport d'Istanbul : 41 victimes, la Turquie pointe du doigt le groupe EI

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La sixième extinction : comment sauver les espèces ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Salia Sanou chorégraphie son désir d'horizons

En savoir plus

TECH 24

Viva Tech : Paris se rêve en capitale de l'innovation

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La Camargue dans le sillage de ses gardiens

En savoir plus

FOCUS

À Taïwan, la démocratie se conjugue au féminin

En savoir plus

MODE

Les collections masculines 2017 tentent d’égayer un monde traumatisé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Boris Johnson "exécuté par le Brexit"

En savoir plus

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 17/06/2014

Vidéo : l’armée thaïlandaise décrète le bonheur pour tous

"Ramener le bonheur dans le pays", c’est le programme ambitieux que les militaires thaïlandais sont bien décidés à appliquer, après des années de farouches divisions politiques. Le général Prayuth Chan-ocha - le très sérieux chef de la junte - va donc chaque semaine en personne animer une émission intitulée "le retour du bonheur", un programme diffusé obligatoirement sur toutes les radios et les télévisions du pays en vertu de la loi martiale appliquée dans le pays depuis la fin mai.

Dans le même temps, des "centres de réconciliation" ouvrent leurs portes dans toutes les régions thaïlandaises et des festivités - où "les citoyens sont invités à venir se détendre" - organisées en masse. Dans la capitale, Bangkok, même scénario surréaliste : plusieurs fois par semaine depuis le coup d'État, la junte militaire organise des fêtes géantes à la gloire des soldats, héros du peuple et sauveurs de la nation.

"Nous voulons que les Thaïlandais se parlent et se comprennent"

Pour faire passer son message, l'armée ne lésine pas sur les moyens : on chante, on danse, la nourriture, là encore, est gratuite, tout comme les soins médicaux… Une opération séduction du Conseil national pour la paix et l'ordre, les nouveaux maîtres du pays. Et à en croire les badauds présents aux kermesses, cela fonctionne : "Mes copines et moi nous sommes très heureuses. Les gens ici sont vraiment contents de ce que fait l'armée. Ils vont régler nos problèmes. Et puis ensuite, peut-être, il y aura des élections. On attendra un an ou même un an et demi… Cela n'a pas d'importance", explique une passante au micro de FRANCE 24.

Une partie de la population de Bangkok voit en effet d'un bon œil la reprise en main des soldats, gage de stabilité et de sécurité. "Ce que nous cherchons à rétablir dans ce pays, c'est un climat serein de confiance. Le seul but de ces festivités que nous organisons est de rapprocher les Thaïlandais. Nous avons bon espoir d'y arriver même dans les bastions des Chemises rouges [les partisans du gouvernement renversé en mai dernier, NDLR]", affirme à FRANCE 24 le colonel Werachon Sukondhapatipak, porte-parole du Conseil national pour la paix et l'ordre. Et d’ajouter : "Nous voulons que les Thaïlandais se parlent et se comprennent à nouveau. C'est tout notre programme du retour au bonheur dans la société. Cela doit amorcer une atmosphère propice pour engager des réformes sociales."

"Méthodes dignes de la gestapo"

Du côté des Chemises rouges, justement, l’ambiance est loin d’être à la fête. "Les militaires peuvent dire ce qu'ils veulent, qu'ils font tout cela pour rétablir la paix, mais moi je suis contre ces méthodes, ce sont des méthodes de dictateurs. Et ce n'est pas en organisant des kermesses et des concerts dans tout le pays que l'on va régler les problèmes, les gens ne disent rien, mais au fond d'eux-mêmes ils détestent les putschistes...", assure un libraire, interrogé dans un centre commercial désert traditionnellement fréquenté par les opposants à l’armée.

Même si les voix dissidentes se font rares, la junte a tout de même de sérieux ennemis, parmi lesquels quelques rares journalistes qui défient la censure et la peur d'être arrêtés. "C'est une bombe à retardement ! Plus la junte va réprimer, plus la colère va monter. Tout cela est une stratégie de guerre psychologique, on organise des fêtes avec un pistolet sur la tempe, en censurant, en arrêtant, en contrôlant tout avec des méthodes dignes de la gestapo", dénonce Chuwat Rerksirisuk, rédacteur en chef du journal en ligne "Prachataï".

Des réactions qui laissent entrevoir un long et sinueux chemin avant d’atteindre la grande réconciliation nationale plaidée par la junte, d’autant que celle-ci n’a toujours pas indiqué combien de temps elle comptait rester au pouvoir.

Par Cyril PAYEN

COMMENTAIRE(S)

Les archives

01/07/2016 Taïwan

À Taïwan, la démocratie se conjugue au féminin

Taïwan a élu en janvier 2016, pour la première fois de son histoire, une femme comme présidente, Tsai Ing-wen. Une élection loin d'être surprenante. Cela fait en effet des années...

En savoir plus

30/06/2016 États-Unis

Vidéo : à Porto Rico, le virus Zika se propage à grande vitesse

Le virus Zika se propage rapidement à Porto Rico depuis quelques semaines. L'inquiétude concerne en particulier les femmes enceintes qui peuvent donner naissance à des enfants...

En savoir plus

29/06/2016 Bolivie

Le lithium bolivien : une arlésienne ?

La Bolivie est un pays pauvre qui a pour ambition de devenir un poids lourd de l'extraction et du raffinement du lithium. Le pays possède en effet les plus grandes réserves de la...

En savoir plus

28/06/2016 France

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

Comment lutter contre la radicalisation dans les prisons, qui prend de plus en plus d'ampleur ? Pour enrayer ce phénomène, les autorités françaises ont fait appel à des aumôniers...

En savoir plus

27/06/2016 Royaume-Uni

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

L'hépatite C touche 130 à 150 millions de personnes dans le monde et serait la cause chaque année de 500 000 décès. Depuis quelques années, un médicament miracle breveté par un...

En savoir plus