Vendredi 05 décembre 2008

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Division face à l'attitude de la Colombie

Wednesday 05 mars 2008

Réunis à Washington, les Etats américains se sont montrés divisés face à l'incursion colombienne en Equateur. George W. Bush a apporté son "soutien total" à Alvaro Uribe.

Wednesday 05 mars 2008


Le président équatorien Rafael Correa poursuivait mardi soir sa tournée régionale au Brésil en quête de soutien dans la grave crise qui l'oppose à la Colombie, alors qu'une réunion d'urgence de l'Organisation des Etats américains (OEA) se tenait à Washington.

A Sao Paulo le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a accusé la Colombie "d'avoir violé la souveraineté territoriale de l'Equateur" et a appelé les pays sud-américains à trouver une solution pacifique à la crise régionale.

D'après Lula, la Colombie aurait dû d'abord demander aux autorités équatoriennes d'arrêter les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-marxiste) qui étaient sur son territoire.

Auparavant à Lima, Rafael Correa avait annoncé qu'il était décidé à aller "jusqu'aux ultimes conséquences", sans donner plus de précisions, en soulignant qu'un rapprochement avec le président colombien Alvaro Uribe allait être très difficile.

M. Correa doit poursuivre sa tournée régionale au Venezuela, au Panama et en République Dominicaine.

Lors de la réunion à Washington du Conseil permanent de l'OEA, l'Equateur a accusé son voisin colombien de "violation planifiée et préméditée" de sa souveraineté.

La représentante équatorienne à l'OEA Maria Salvador a également accusé le président colombien Alvaro Uribe d'avoir menti sur sa version des circonstances de la mort de Raul Reyes, le numéro deux des Farc, tué en territoire équatorien.

Le président américain George W. Bush a apporté mardi à Alvaro Uribe, son "soutien total" et dénoncé les actes de "provocation" du Venezuela.

A Caracas le ton est différent et le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro a estimé mardi soir que le dossier que le président Uribe va introduire devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre son homologue vénézuélien est "mal ficelé, sur la base de falsifications et d'inventions".

M. Uribe avait auparavant annoncé que la Colombie allait demander à la CPI de poursuivre Hugo Chavez pour "financement de génocide".

La crise diplomatique entre la Colombie et l'Equateur, soutenu par le Venezuela, a pour origine l'opération menée samedi par l'armée colombienne contre la guérilla des FARC en territoire équatorien. Au cours de ce raid, le numéro deux des Farc, Raul Reyes et près d'une vingtaine de guérilleros ont été tués.

L'Equateur avait ensuite rompu lundi ses relations diplomatiques avec Bogota, et le Venezuela expulsé l'ambassadeur de Colombie, avant que les deux pays n'annoncent l'envoi de troupes aux frontières.

En réponse, le président Uribe avait affirmé que des documents saisis après le raid contre les Farc prouvaient l'existence de liens entre la guérilla colombienne et MM. Correa et Chavez. L'Equateur a immédiatement rejeté ces accusations, indiquant que son gouvernement négociait uniquement la libération d'Ingrid Betancourt et de 11 autres otages.

Au centre des polémiques, l'état-major des Farc a annoncé dans un communiqué que Raul Reyes, au moment où il a été tué, tentait d'organiser une réunion avec le président français Nicolas Sarkozy.

Selon le groupe rebelle, cette rencontre avec le président français, grâce à la médiation de son homologue vénézuélien Chavez, "visait à rechercher des solutions pour parvenir à régler le cas d'Ingrid Betancourt".

A Paris, le président Sarkozy a déclaré qu'il était toujours "prêt à se rendre à la frontière" entre Venezuela et Colombie, en vue de libérer Ingrid Betancourt, aux mains des Farc depuis février 2002.

Des troupes vénézuéliennes ont commencé à faire route vers la frontière avec la Colombie, après leur déploiement ordonné dimanche par le président Hugo Chavez, rapporte un correspondant de l'AFP sur place.

Selon un sondage publié mardi à Quito par l'institut Cedatos-Gallup, 80% des Equatoriens et 83% des Colombiens soutiennent massivement leur gouvernement respectif.

L'enquête établit que 61% des Equatoriens estiment qu'il existe "un sérieux risque de guerre avec la Colombie", alors que seuls 42% des Colombiens partagent ce point de vue.
 


  • 05/03/2008 14:21:38 Signaler un abus

    une histoire d'interêts

    tout ce qui se passe nous conforte dans l'idée que les relation,s internationales sont une histoire d'interets ; en effet il est uncomprehensible qu'un état viole la souverainéte de l'uatre dans le simple but de chercher à tuer un rebelle.mais comme les américains gouvernent ce monde ils ne peuvent que cautionner des actes pareils. n'ont -ils user des mêmes armes pourles autres étas.mais nous voyons bien qu'ils essaient de prémunir contre une attaque extérieure en se dotant d'une barière anti missile en Europe.
    je ne peux decemment condamner le président colombien qui a réagit avec le coeur car ayant une occasion de se venger des rebelle responsables de la morts de son père.mais un chef d'état doit faire abstraction de tout sentiments personnels.

  • 05/03/2008 10:53:53 Signaler un abus

    La face cachée

    Les arguments défendus par l’Equateur, sont difficiles, voir même dangereux a considérer.
    Aussi la mise en place d’une organisation comme une médiation, vise justement à parer aux conséquences de situations qui sont menées avec lucidité et en toute logique.
    Quand il est question de la sécurité d’un chef d’état, il ne sera prit aucun risque qui peut être dommageable à l’équilibre mondial.
    L’Equateur par le biais de son président, montre plutôt un visage que la communauté internationale doit désormais prendre en compte.

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