Ethiopie - France - Nepal
Ils apportent leur goutte d’eau...
Thursday 20 mars 2008
Pour offrir au plus grand nombre un accès à une eau de qualité, plusieurs programmes existent. En France, la loi Oudin permet par exemple aux maires de consacrer 1 % de leur budget eau et assainissement à des réalisations solidaires.
Thursday 20 mars 2008
Par Ségolène Allemandou / FRANCE 24Du Rhin à L’Himalaya
"Les habitants de la région Rhin Meuse ont permis à 7 000 Népalais du district de Mugu Humla, à l’extrême ouest de l’Himalaya, d’accéder à l’eau potable", explique-t-on à l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Grâce à loi Oudin-Santini, qui permet aux communes et agences de l’eau d’affecter jusqu’à 1 % de leur budget à des actions de coopération et de solidarité internationale, des milliers de Français ont donc pu aider, via leur facture d’eau, des milliers de personnes des pays du Sud.
100 000 € pour une fontaine à Madagascar
L'idée est venue d'une association de Château-Thierry, dans le département de l'Aisne, dans le nord de la France. "On voulait éviter aux habitants d'un petit village de Madagascar de faire plusieurs dizaines de kilomètres pour aller chercher de l'eau à la rivière", raconte le maire sortant de Château-Thierry, Dominique Jourdain. L'association, qui a récolté 100 000 euros par le biais de plusieurs organismes publics de soutien, a lancé le projet de créer une éolienne pour produire de l'électricité et actionner une pompe afin d'acheminer l'eau souterrainne. Résultat : une fontaine trône au milieu du village. Elle fonctionne à certaines heures de la journée.
Du soleil à l’eau
Toutes les alternatives sont bonnes pour compenser l'électricité des pompes utilisées pour capter l’eau en Afrique, comme des panneaux solaires notamment. "L’énergie solaire remplace l’énergie mécanique des pompes", commente Jean Lapegue, expert du secteur eau, assainissement et hygiène à Action contre la Faim (France). Ce projet pilote est à l’essai en Ethiopie dans un centre thérapeutique nutritionnel.
La Palme des innovations revient au professeur britannique Anthony John Allan qui a remporté le Prix de l'eau de Stockholm 2008. Il a été récompensé pour avoir introduit au début des années 1990 le concept d' "eau virtuelle", une nouvelle unité de mesure qui met en lumière la quantité d'eau nécessaire pour produire de la nourriture et des produits de consommation. Une trouvaille qui a eu "un impact majeur sur la politique commerciale mondiale ainsi que sur la recherche sur l'eau", selon l'Institut International de l'Eau de Stockholm (SIWI).
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