Colombie - FARC - Ingrid Betancourt - Trafic d'armes
William Perez, l’ange gardien d’Ingrid Betancourt
Thursday 10 juillet 2008
C’est "l’homme qui m’a sauvée", assure Ingrid Betancourt. Nos envoyés spéciaux en Colombie ont rencontré le caporal colombien William Perez, compagnon de captivité de la Franco-Colombienne. Il a pris soin d’elle dans la jungle.
Thursday 10 juillet 2008
Par Nicolas Ransom et Cyril Vanier (vidéo)Les envoyés spéciaux de FRANCE 24, Cyril Vanier et Nicolas Ransom, se sont rendus dans le nord de la Colombie pour rencontrer le caporal William Perez sur la base du 6e bataillon d'infanterie de Cartagena, près de la ville de Riohacha.
Retrouvez ici le script intégral de cet entretien
William Perez a été libéré en même temps qu’Ingrid Betancourt, après dix ans passées entre les mains des FARC. Infirmier de formation, il a soigné Ingrid Betancourt quand elle était gravement malade.
"Quand il a vu que je ne me levais plus de mon hamac et que je refusais même de prendre un bain car je n'avais plus la force, il est venu me voir, il m'a diagnostiquée, il a pris sur lui de me remettre en vie", a raconté Ingrid Betancourt le 5 juillet, au lendemain de son arrivée en France.
Le caporal Perez, l’alimente cuillère par cuillère, lui parle sans relâche de ses êtres les plus chers : ses enfants. Et il parvient petit à petit à lui redonner du courage.
En tant qu’otage, William Perez a lui aussi souffert. Ingrid Betancourt sait à son tour lui tendre la main. Un soutien moral qu’il a apprécié en retour : "Moi aussi je lui dois beaucoup : Ingrid m’a aidé dans des moments très difficiles, lors de la mort de mon papa."
Le précieux infirmier est avant tout un être humain, un homme prêt à aider les autres, sans faire de distinction de camps. Il soigne même ses geôliers, des membres des FARC, quand ils tombent malades : "Quand les guérilleros tombaient malades, ils venaient me voir et me demandaient si je pouvais les examiner. Je disais que oui. Je les examinais et les soignais jusqu’à ce qu’ils aillent mieux. A partir de ce moment, je me suis dédié à ça et tout ce que je demandais pour les séquestrés ils me le donnaient".
Aujourd’hui, à 33 ans, William Perez veut continuer à servir les autres, en premier lieu ceux qui restent dans la jungle, aux main des guérilleros : "Je suis prêt. Dès le premier jour, j’ai dit que si on me restitue mon armement et tout mon équipement pour aller chercher mes compagnons, je suis prêt. (…) Je suis fier d’être militaire !"
Article rédigé par Maël Gilles-Garcia / FRANCE 24
Pour aller plus loin



12/07/2008 16:21:15 Signaler un abus
france 24
Par va -
très bonne interwiew, très intéressante
11/07/2008 02:08:55 Signaler un abus
Bravo
Par Wissam -
C'est beau, merci.
Bravo quel bravoure, quelle générosité, quelle humanité.
Ca fait aussi du bien de voir ce genre de choses sur le site d'une chaîne d'actualité.
10/07/2008 20:24:49 Signaler un abus
Belle interview, beau message d'espoir...
Par Didier R. -
Belle interview. Beau message d'espoir. Après 10 ans dans la jungle. S'accrocher à la vie. Bonne route au caporal Perez, et biz à Ingrid. Nous sommes content pour vous et nous partageons votre bonheur. Merci à France 24 également. Continuez...