L'économie européenne n'inspire pas confiance
De simple blues à la grosse déprime, les Européens ne se font pas d'illusions sur leur économie. La nouvelle chute de l'indice de confiance est là pour en témoigner.
L'économie européenne n'inspire pas confiance
Par Baptiste Fallevoz
Les Européens toujours sont toujours plus moroses face à l’état de leur économie. L’indice de confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs de la zone euro chute très lourdement en juillet avec -5,3 points.
C’est plus que prévu et c’est surtout le plus gros recul depuis les attentats du 11 septembre 2001. Si tout le monde est concerné, certains pays le sont plus que d’autres.
L’Italie a la palme de la morosité avec un recul de 9,6 points. Pas si étonnant dans la mesure où le pays s’attend à une croissance nulle cette année. Notons également la grosse déprime du Royaume-Uni. L’indice n’y a jamais été aussi bas depuis sa création en 1974 (-7,2 points à 85,5). Il faut dire que là aussi la croissance est en berne et la crise immobilière frappe de plein fouet les ménages.
Dans une moindre mesure, France et Allemagne chutent aussi plus fort que prévu. A noter que de façon générale, la confiance baisse dans tous les secteurs de l’économie, mais que c’est celui des services qui est le plus touché. L’activité s’y d’ailleurs fortement contractée au mois de juillet.
Qu’est-ce qui explique une chute de confiance aussi brutale?
Il semblerait que la politique de la Banque centrale européenne soit venue plomber encore un peu plus le moral des Européens. La remontée des taux directeurs de la BCE en début de mois n’est pas passée inaperçue. Le coût du crédit s’est renchéri, avec des conséquences défavorables sur les emprunts des ménages et des entreprises. Le problème, c’est que ce durcissement de la politique monétaire n’est peut-être pas fini.
Les prix continuent de grimper et atteignent des records depuis la création de l’Euro. En tête : la Belgique. Avec 5,91 % d’inflation, le pays n’avait pas connu une telle situation depuis 24 ans !
Face à une croissance européenne atone, impossible de savoir si Jean-Claude Trichet réfléchit, en coulisses, à une nouvelle hausse des taux d’intérêts.



10/08/2008 15:47:11 Signaler un abus
Réaction personnelle.
Par Beldjoud - Montréal-Canada.
Ce ne sont pas les économies européennes qui n'inspirent pas confiance,mais plutôt les politiques en cours...Le directeur de la BCE,M.Trichet devrait procéder plutôt à une baisse du taux directeur;substantielle soit-elle (baisse),elle permettra la relance recherchée.A quand des réformes au sein de cette institution financière? je vous l'avoue,,je commence à perdre patiente.Respectueusement le vôtre.Papouni.