Vendredi 05 décembre 2008

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Rice rencontre Kadhafi, ex-bête noire des États-Unis

Friday 05 septembre 2008

Première visite en Libye d'un chef de diplomatie américaine depuis 55 ans, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a atterri vendredi à Tripoli pour rencontrer le leader libyen Mouammar Kadhafi, ex-bête noire des États-Unis.

Friday 05 septembre 2008

Une première depuis un demi-siècle, la secrétaire d’Etat américain Condoleezza Rice est arrivée vendredi à Tripoli, pour une visite qualifiée d’"historique" en Libye, un pays longtemps inscrit par Washington au rang des "Etats voyous" et contraint à l’isolement international.


"Je pense que cette visite démontre que les États-Unis n'ont pas d'ennemis permanents et que lorsque des pays sont prêts à faire des changements stratégiques d'orientation, les États-Unis sont prêts à répondre", a déclaré la secrétaire d’Etat américaine, avant d’ajouter : "Très franchement, je n'avais jamais pensé que je me rendrais en visite en Libye, c'est vraiment quelque chose".


"Ce déplacement témoigne des progrès réalisés sur les relations entre nos deux pays, mais c’est le début, pas la fin d’une histoire", a-t-elle déclaré.

Michael Pelletier, porte-parole régional du département d’Etat, a déclaré à FRANCE 24 que la réunion entre Condoleezza Rice et Mouammar Khadhafi n’a pas seulement servi à rapprocher les deux pays mais aussi promouvoir leur coopération sur un certain nombre de problèmes.

 

“Il s’agit d’une coopération améliorée dans beaucoup de domaines tels que l’éducation, le commerce, les investissements", a-t-il ajouté. "On discute de la coopération en terme de lutte contre le terrorisme dans la région… Sur les problèmes du Tchad et du Darfour."

 
Rice séjournera quelques heures dans la capitale, le temps de rencontrer son homologue libyen Abdel Rahman Chalgham et de s’entretenir, autour d’un "Iftar" - le repas qui marque la rupture du jeûne du ramadan -, avec le colonel Mouammar Kadhafi.


"J’attends avec impatience d’entendre le point de vue du leader sur la politique mondiale", a affirmé Condoleezza Rice cité par l’AFP, à propos de Kadhafi, à la tête de la Libye depuis près de quatre décennies.


Programmé dans le cadre d’une tournée maghrébine en quatre étapes - Tripoli, Tunis, Alger et Rabat -, le séjour libyen a valeur d’exemple aux yeux de Washington. Au soir de son mandat, l’administration Bush entend faire valoir le réchauffement de sa relation avec la Libye et en souligner le bénéfice diplomatique pour les pays mis au ban de la communauté internationale.


Exemple typique de rapports diplomatiques conflictuels, les relations entre la Libye, pays producteur de pétrole, et les Etats-Unis ont connu, tout au long des 30 dernières années, des crises à répétition. Rompues en 1981 en raison du soutien présumé de la Libye au terrorisme, elles n’ont été rétablies qu’en 2004.


En butte à un isolement international pesant, le colonel Kadhafi avait alors annoncé, contre toute attente, sa renonciation à la stratégie d’acquisition des armes nucléaires. Ce changement de cap a valu à son pays un retour progressif sur la scène internationale et un rapprochement avec Washington. En 2006, Tripoli avait été retiré de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.


Message adressé à Téhéran et à Pyongyang

 
Un accord de compensation des victimes américaines de Lockerbie (Ecosse) en 1988 - attentat contre un avion de la Pan Am en 1988 - et de Berlin - attaque contre une discothèque - a été signé le 14 août dernier. "Le dossier a été définitivement classé et, désormais, il n’y aura pas de guerres, de raids ou de terrorisme" entre les deux pays, a déclaré le colonel Kadhafi, le 1er septembre dernier dans un discours prononcé à l’occasion du 39e anniversaire de son arrivée au pouvoir. "Tout ce que nous voulons, c’est qu’ils nous laissent tranquilles."

 
Selon Pelletier, l’établissement de ce fonds humanitaire répond à une pierre d’achoppement diplomatique clé. Ce financement représentait un « grand pas » vers « une compensation juste et rapide » pour les familles des victimes et permettrait aux Etats-Unis et à la Lybie de se « concentrer sur le futur de [leur] relation ». 

 
Communicants et diplomates du département d’Etat américain ont été mis à contribution pour souligner la portée de la visite de Rice. "La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix différent de celui qu'ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations différentes avec les Etats-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos promesses", a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.


Emise sur le ton du message, cette déclaration semble destinée à l’Iran et à la Corée du Nord, deux pays toujours inscrits sur la liste américaine des "Etats voyous". Washington les accuse, depuis des années, de développer des armes de destruction massive et les soumet à des sanctions internationales.


A Tripoli, où les dirigeants occidentaux ont brillé par leur absence pendant de longues années, la visite de la Condoleezza Rice ne laisse pas insensible. Elle "scelle une fois pour toute" le retour du pays de Kadhafi sur la scène internationale, soulignent les observateurs, en résumant le sentiment des dirigeants libyens.
 


  • 06/09/2008 09:32:17 Signaler un abus

    Voyages de C.Rice et de D. Cheney.

    Le Vice-président D.Cheney a reçu un accueil distant, froid et sans empressement, en Azerbaidjan. Il a rencontré les représentants locaux de BP et de Chevron et ensuite, le Président I. Aliyev d'Azerbaidjan. Le Projet Nabucco est mis sur la glace. I.Aliyev ne s'avance plus sur ce Projet pour ne pas se brouiller avec la Russie; pour l'avenir, on verra! Dick Cheney fut à ce point irrité, indique l'Agence de presse Regnum, qu'il refusa d'assister au dîner protocolaire offert. (Le Projet Nabucco est de construire une prolongation jusqu'à l'U.E.(Bulgarie), du réseau actuel de pipelines partant de l'Azerbaidjan, traversant la Georgie et arrivant en Turquie; ce réseau est une initiative de contournement de la Russie pour le transport de l'énergie).
    En Georgie, les relations n'ont pas été meilleures. Ainsi, la Georgie n'aura pas son ré-armement, certainement pas à court terme. Quant aux pipelines, leur protection sera assurée uniquement par des moyens politiques; pas de militaires en perspective. Le Projet Nabucco a été abordé, mais là, rien ne bougera en Georgie tant que les États-Unis n'obtiendront pas auparavant l'accord de l'Azerbaidjan et des autres partenaires...les déceptions sont réciproques.
    Quant à lui, V. Poutine ne demeure pas inactif. Le 3 septembre,en voyage lui aussi, mais en Ouzbékistan, il rencontra le Président I. Kamirov et conviennent d'un Accord pour la construction d'un pipeline pour le transport du gaz du Tukménistan et de l'Ouzbékistan, lequel sera relié au réseau Russe.
    Le Projet Nabucco, sans approvisionnement suffisant en provenance des producteurs d'Asie centrale, a plus que du plomb dans l'aile, en plus d'être exposé aux risques Georgiens. Il ne peut être rentable tant que les Russes offriront des prix d'achat convenables aux pays d'Asie centrale; ce qui est le cas actuellement.
    En Libye, le voyage de C.Rice semble difficile. Selon l'AFP (en ang.) ''She said oil was a factor for her visit given Libya's vast reserve of oil and gas.'' (Elle a dit que le pétrole était une des raisons de sa visite en Libye, compte tenu des vastes réserves de pétrole et de gaz qu'ils détiennent -traduction libre). Tout ce que veulent les Libyens est ''d'être laissés tranquilles'' selon les dires de M. Kadhafi, qui a refusé de serrer la main de Condoleeza Rice...Le souvenir de sa fille, tuée lors d'un bombardement américain le visant, a de quoi vouloir se garder à distance. Les contrats pétroliers et gaziers ne sont certainement pas pour demain...

  • 05/09/2008 23:59:23 Signaler un abus

    Tu n'as qu'à être ami des USA!

    bien sur, que tu sois un dictateur, un opresseur ou un tyran, peu importe si tu es l'ami des USA, le pétrole vient ensuite pour concrétiser cette amitié mais fais attention si tu n'as plus de pétrole ou si tu cherche à avoir du nucleaire ou de la technologie on te fera ce qu'on a fait à Seddam.

  • 05/09/2008 13:53:11 Signaler un abus

    Coquille

    Dans le commentaire précédent, le titre est ''Anguille sous roche''.

  • 05/09/2008 06:59:00 Signaler un abus

    Aguille sous roche

    Les gros canons de l'Administration de G.W. Bush, Dick Cheney et Condoleeza Rice, sont en voyage; l'un près de la mer Noire, l'autre en Afrique du Nord. Que s'est-il passé pour que ces deux ténors délaissent momentanément la campagne électorale américaine?
    Le 2 juin 2008, Gazprom a proposé à l'Azerbaidjan d'acheter tout son gaz disponible à l'exportation. Gazprom n'est pas seul sur les rangs; l'Azerbaidjan a reçu d'autres propositions de l'Iran, d'Israël, de la Turquie et de l'Union européenne (U.E.). La décision à venir semblait favorable à l'U.E.. Mais depuis la guerre de Georgie, la stabilité et la fiabilité du transport de l'énergie azerbaidjanaise sont plus que douteux. La proposition Russe assure une sécurité à long terme et sans délais. Et voilà, Dick Cheney arrive en Azerbaidjan (chez le producteur), en Georgie (chez le transporteur) et en Ukraine (pour par grand-chose).Évidemment, Dick Cheney est venu pour parles de démocratie (à l'américaine); qui pourrait en douter?
    Le 9 juillet 2008, Gazprom a effectué la même proposition à la Libye. En juin 2008, Gazprom a ouvert son premier Bureau d'Afrique, en Algérie; afin de coordonner et de développer leurs opérations, avec AGNK-Sonatrak (Corporation d'État d'énergie de l'Algérie). (Note: La Corporation ENI d'Italie est associée à Gazprom pour des développements en Russie et en Afrique; ces corporations collaborent depuis une cinquantaine d'années...Il est juste de donner à César ce qui est à César). Cette fois, voici Condoleeza Rice qui arrive en Libye (producteur), en Algérie (producteur), et pour l'image elle offrira ses salutations à la Tunisie et au Maroc. Évidemment, C. Rice est venue pour parler de l'importance des Droits de l'Homme (à l'américaine); qui pourrait en douter?
    Le 13 juillet 2008, Gazprom et l'Iran (NIOC - Corporation d'État de l'énergie) signaient un memorendum sur la coopération énergétique, pour la production et le transport de gaz et de pétrole. Ni Cheney, ni Rice ne peuvent voyager en Iran, tant que J.McCain n'est pas élu le 4 novembre prochain; ils ont besoin pour ce faire de l'appui d'Israël et des groupes de pression juifs, et de leurs alliés, aux États-Unis. Les mollahs veulent négocier avec Obama...pour éviter de dépendre trop de la Russie et de vendre directement à l'U.E.! En conséquence,si McCain l'emporte (probablement), l'Union européenne et ses États membres se feront lessiver par Israël -et ceci entre amis et alliés. La Russie avec son droit de véto au Conseil de sécurité (ONU) peut attendre que les mollahs n'aient plus le choix que de demander des visas pour la Russie...
    Si le Président de Gazprom décidait de passer quelques jours de vacances à Monaco, peu de temps après,
    il n'y aurait pas à être surpris d'y voire apparaître Dick Cheney ou Condoleeza Rice... Qui sait, le Rocher ne pourrait-il pas devenir un terminal d'un pipeline russe par hasard?

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