Le 7 juin 2009, les électeurs libanais se sont rendus aux urnes pour élire les 128 députés du Parlement. Ces élections législatives, deuxièmes du genre depuis le départ de l’occupant syrien en avril 2005, ont consacré la victoire de la majorité emmenée par Saad Hariri et composée des forces antisyriennes de l'Alliance du 14-Mars.
En position de force à quelques jours du scrutin, l’opposition conduite par le Hezbollah chiite et le général chrétien Michel Aoun a raté son pari de renverser la coalition au pouvoir, en n'obtenant que 57 des 128 sièges qui étaient à pourvoir.
Comme l'a montré la campagne électorale, qui fut particulièrement féroce sur le Net, l’enjeu du scrutin du 7 juin n’était , ni plus ni moins, que l’avenir et le profil politique du pays du Cèdre, dans une région sous haute tension. La victoire entérinée, opposition et majorité doivent maintenant s'entendre pour former un gouvernement capable d'estomper les stigmates des divisions internes dans un pays qui compte parmi les rares démocraties du Proche-Orient.















