Dernière modification : 06/10/2008 

- Crise financière - Krach boursier - Subprimes


André Lévy-Lang, ancien président de Paribas
Pour faire face à la crise financière, les États-Unis ont mis sur pied le plan Paulson. Quelle réponse l'Europe doit-elle trouver ? Pour en parler, Stéphanie Antoine reçoit André Lévy-Lang, ex-président de la banque Paribas.

Pour faire face à la crise financière, les Etats-Unis ont adopté, vendredi, le plan Paulson, un plan de sauvetage d’un montant de 700 milliards de dollars qui serviront à racheter aux banques en difficulté des créances dites "toxiques".

 

En Europe, en revanche, c'est davantage la cacophonie. Après que l'Irlande a décidé, seule, de garantir dettes et dépôts à hauteur de 400 milliards d'euros, la Grande-Bretagne lui a emboîté le pas en augmentant, elle aussi, le plafond de garantie des dépôts de 35 000 à 50 000 livres (45 000 à 64 000 euros).

 

L’évocation d'un plan de sauvetage européen, soutenu par la France et le Bénélux, mais très critiqué par les Allemands et les Britanniques, a semé la zizanie au sein des Vingt-Sept. Pour le moment, les mesures restent nationales. En deux jours, quatre banques européennes ont été sauvées, Fortis, Dexia au Bénélux, Hypo Real Estate en Allemagne, B&B au Royaume-Uni. Autant de sauvetages qui ne lèvent pas l'inquiétude sur la fragilité de la planète finance.

 

Pour en parler, Stéphanie Antoine reçoit André Lévy-Lang, professeur enseignant la finance à l'université Paris-Dauphine, administrateur de nombreuses sociétés dont Dexia, et ancien président de la banque d'investissements Paribas, avant sa fusion avec la BNP. Il est l'auteur de "L'argent, la finance et le risque", chez Odile Jacob.

 

 

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