Économie mondiale - Faillite - Finance - Subprimes - Système bancaire
Edmund Phelps, prix Nobel d'économie en 2006
Vendredi 26 septembre 2008
La crise financière actuelle illustre-t-elle la faillite du capitalisme? Pour répondre à cette question, Stéphanie Antoine reçoit Edmund Phelps, prix Nobel d'économie en 2006 et professeur à l'université de Columbia à New York.
L'Etat américain vient au secours des banques et intervient de façon massive et urgente dans l'économie. Le plan de sauvetage du secrétaire au Trésor Henry Paulson s'immisce dans la campagne des candidats à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John Mac Cain.
Dans quelle mesure ce plan peut-il guérir les symptômes mais aussi s'attaquer à la racine de la crise?
Pour en parler, Stéphanie Antoine reçoit, en duplex de New York, Edmund Phelps, prix Nobel d'économie en 2006 et professeur à l'université de Columbia aux Etats-Unis.
Pour visionner "L'Invité de l'Economie", cliquez sur "Lancer la vidéo".
Émission du 14/03/08: Regardez Edmund Phelps répondre aux questions de Stéphanie Antoine dans les studios de FRANCE 24
22/10/2008 09:38:55 Signaler un abus
le neo liberalisme est toujours myope
Par Miaou -
Phelps est LE théoricien avec Friedman du consensus monetariste neo liberal des 20/30 dernières années. Il a fournit l'élèment ideologique fondamental à la revolution conservatrice aux us dans les années 80. Le voir bafouiller incapable de penser cette crise de manière économique en dehors de la loi du marché est symptomatique. Ce n'est pas un simple problème d'excès d'offre sur la demande c'est bien plus grave que cela. Financer une économie à partir de biens surévalués et espèrer en outre que leur valeur s'accroitront demain est une imposture et une abération économique y compris pour des libéraux grave en conscéquences. Pourquoi M phelps et ces clones ne méditent ils pas sur les causes de cette abération? La formidable croissance des inégalités de revenus qui poussent à l'endettement excessif des ménages, la captation de plus en plus importante du profit des entreprises par la sphère financière (la sacro sainte creation de valeur pour l'actionaire...), l'incapacité du système économique à rentabiliser sa production, la fuite en avant vers l'importation des produits bon marché chinois principalement, les dépenses militaires en explosion, l'absence de dépenses utiles socialement à l'économie éducation santé infrastructures...merci pour cette leçon d'aveuglement. Rien de nouveaux sous le soleil.
06/10/2008 08:12:58 Signaler un abus
pourquoiocculter la cause essentielle qui est les subprimes
Par abdelkader - France
je trouve que cette intervention fait partie de la logique regnante aux etats unis d'esperer de calmer les marchés par la manoeuvre de paulson, mais si on ne remet pas tout à plat à savoir que les speculateurs n'ont pas la patience vu leur voracité de soutenir les preteurs à long terme et aussi l'application de taux d'interets faramineux aux menages non solvables pour l'acquisition de leurs maisons ( on ne prete qu'au riches à taux preferentiels ) qui a fait croire aux investisseurs immobilier l'existence d'un grand marché à prendre d'où la chute des prix. cher monsieur il faut tout simplement investir dans du solide à savoir faire des micro credits comme dans le tiers monde pour les personnes afin qu'ils créent des richesses en retroussant les manches et pas seulement en boursicotant.
30/09/2008 20:07:42 Signaler un abus
Brûlante actualité
Par DLY - Besançon
"Tactical execution" diraient les américains. Le plan Paulson est nécessaire, mais ses aspects pratiques, notamment ses impacts sur les ménages américains endettés, ainsi que le "combien les toxic assets coûtent-ils réellement?" ne sont pas dans l'urgence envisagés un seul instant, comme le souligne fort justement Edmund Phelps.
Je trouve étonnant pour ne pas dire décevant sa vision d'une crise uniquement liée à un marché immobilier surproductif .... et la dérérégulation (dite "auto" régulation) des marchés financiers??
Excellente interview.