- Somalie
Des pirates ont pris d'assaut vendredi un grand voilier de luxe français, le Ponant, qui croisait au large de la Somalie, et retiennent à bord 32 membres d'équipage.
Le personnel serait en majorité français, et compterait également plusieurs Ukrainiens. Aucun passager ne se trouvait à bord au moment de l’attaque.
Le Ponant, un navire de 32 cabines appartenant à une filiale de la compagnie française CMA-CGM, naviguait dans le golde d’Aden. Il venait des Seychelles et se rendait en Méditerranée, où il devait assurer une croisière entre l’Egypte et Malte.
Le trois-mâts a "été victime d'un acte de piraterie en début d'après-midi alors qu'il naviguait entre la Somalie et le Yémen", a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major des armées.
"C'est un acte de piraterie caractérisée", a déclaré le Premier ministre François Fillon depuis Bruxelles. "Nous avons des moyens militaires dans cette zone relativement importants. Nous sommes mobilisés pour obtenir la libération le plus vite possible des otages, j'espère la libération dans les heures et les minutes qui viennent."
"Un hélicoptère est allé vérifier la situation et a constaté qu'il y avait bien une opération de piratage comme le dernier message du commandant de bord nous le signalait. Ce bateau est désormais suivi par un Aviso de la marine nationale", a précisé le ministre de l’Intérieur Hervé Morin à la radio Europe 1.
Le gouvernement a déclenché le "plan pirate mer", qui organise la "mobilisation de tous les moyens disponibles sur zone" et le gouvernement prévoit également la "prise de contact avec nos alliés dans la zone", ont indiqué les services du Premier ministre.
"Une des mers les plus dangereuses du monde"
Emmanuel Goujon, correspondant de FRANCE 24, précise depuis Addis-Abeba : "C'est l'une des mers les plus dangereuses du monde en termes d'actes de piraterie. Rien qu'en 2007, il y a eu plus de 25 attaques ou tentatives."
Des bandes de pirates organisées se sont développées en Somalie à la faveur du chaos qui y règne depuis plus de vingt ans.
"C'est une puissante mafia des mers", estime aussi le Français Olivier Hallaoui, de la société française de sécurité maritime Secopex. "Ils ont des GPS, des moyens modernes de communication et des armes lourdes." Selon le commandant Prazuck, aucun coup de feu n’aurait toutefois été tiré lors de l’attaque du Ponant.
Avec la multiplication des actes de piraterie au large de la Somalie, le Bureau international maritime, qui gère le centre anti-piraterie basé à Kuala Lumpur, recommande depuis plusieurs années de ne pas croiser à moins de 200 milles nautiques (plus de 370 km) des côtes.



























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