11 avril 2008 - 12H38

Vers un second mandat de Zapatero
Le Congrès espagnol a officiellement investi José Luis Zapatero pour un second mandat de quatre ans à la tête du gouvernement espagnol. Il a été réélu avec le seul appui des députés du parti socialiste (PSOE). Correspondance : A. Percept.

José Luis Rodriguez Zapatero, 47 ans, a été officiellement investi vendredi à la présidence du gouvernement espagnol pour un second mandat de quatre ans, à la majorité simple du Congrès des députés.
  
Le dirigeant socialiste a été réélu avec le seul appui des députés du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), net vainqueur des élections législatives du 9 mars, mais à la majorité relative.
  
Il a obtenu la confiance des 169 députés socialistes. Les conservateurs du Parti populaire (PP, 154 députés) ont voté contre tandis que la plupart des partis nationalistes, en particulier basques et catalans, se sont abstenus.
  
Mercredi, M. Zapatero n'avait pas obtenu l'investiture lors d'un premier tour de vote des députés, où la majorité absolue était requise, en raison de l'abstension des nationalistes basques et catalans.
  
Il manque sept voix aux socialistes pour atteindre la majorité absolue de 176 députés sur un total de 350.
  
"Ce n'est pas une majorité suffisante. Mais je chercherai toujours le soutien des autres groupes" lors de la législature, a déclaré vendredi M. Zapatero lors d'une brève allocution préalable au vote des parlementaires.
  
M. Zapatero prêtera serment samedi devant le roi Juan Carlos, avant d'annoncer la composition de son gouvernement. Les principaux poids lourds de son équipe sortante devaient être reconduits, notamment Pedro Solbes à l'Economie et Miguel Angel Moratinos aux Affaires étrangères.
  
"Je veux mettre en pratique une idée de l'Espagne, en constante croissance économique et dotée de robustes politiques sociales", a expliqué M. Zapatero, qui va devoir s'atteler prioritairement au brusque ralentissement économique que connaît l'Espagne après une décennie de croissance exceptionnelle.
  
Il a souligné qu'il allait organiser "d'urgence" des discussions entre syndicats et patronat pour tenter de nouer un nouveau pacte social permettant de "renforcer la compétitivité de l'économie, dont celle du marché du travail".
  
Le dirigeant socialiste a réitéré son offre de pactes avec la droite sur certains sujets essentiels comme la lutte antiterroriste, "pour en finir avec l'ETA", l'organisation indépendantiste basque armée.
  
Le chef des conservateurs Mariano Rajoy, qui s'était farouchement opposée à la négociation, finalement manquée, entre le pouvoir socialiste et l'ETA en 2006, s'y est déclaré favorable.
  

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