Le moral des ménages va mal
Mercredi 30 avril 2008
Au Royaume-Uni comme en France, les ménages n'ont pas le moral. C'est un sentiment d’insécurité économique diffus mais général, alors que les causes ne sont pas les mêmes dans tous les pays.
Le moral des ménages va mal
Par Nicolas LuisetMercredi 30 avril 2008
Les ménages britanniques n'ont pas le moral. C'est même le plus bas niveau depuis 1992 : une chute de 5 points en avril par rapport au mois précédent. En France, ça ne va pas fort non plus : la référence est de - 37, le pire chiffre depuis la création de cet indicateur en 1987, soit 21 ans.
Que révèle donc cette baisse du moral des ménages ? Une tendance lourde au pessimisme depuis plusieurs mois. Pour établir cette donnée, les analystes compulsent des statistiques recensées auprès d’un panel représentatif. Il s’agit là de prendre le pouls de l’économie, de mesurer la confiance en l’avenir des foyers, des consommateurs précisément. Parce qu’il est là l’intérêt. Cette mesure tient compte de leur niveau de vie, du taux de chômage, de leur situation financière, de leur capacité à épargner. Indicateur regardé avec d’autant plus d’attention aux Etats-Unis, que les trois quarts de la croissance américaine reposerait sur la consommation intérieure.
Un constat s’impose : ce sentiment d’insécurité économique aujourd’hui est diffus, alors même que les causes ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Aux Etats-Unis, avec la crise des subprimes, la crainte de voir sa propriété saisie est la première des préoccupations de l’américain moyen, étouffé par les emprunts. Peur que l’on retrouve également en Grande-Bretagne, où les prix de l’immobilier poursuivent leur lente décrue. Ce n’est pour l’instant pas le cas en France : ici la perte de l’emploi, et du pouvoir d’achat est plus présente.

