Les deux touristes japonaises enlevées au Yémen par les membres d'une tribu ont été libérées, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le chef de cette tribu.
Le ministère de la défense yéménite a, de son côté, confirmé sur son site internet la libération des deux femmes.
"Les deux otages ont été libérées", a déclaré Mohammad Hassan ben Mouaili, chef de la tribu Mouaili, à laquelle appartiennent les kidnappeurs.
Il a ajouté qu'elles avaient été remises à un haut responsable tribal, Hamad ben Ali ben Jalal, "qui à son tour les remettra entre les mains des forces de sécurité".
Les deux femmes avaient été enlevées par des hommes armés mercredi après-midi alors qu'elles se rendaient par la route vers le site antique du barrage de Marib, à l'est de Sanaa, selon un responsable local.
Le chef de la tribu Mouaili a précisé que les preneurs d'otages avaient "pris la fuite".
Les kidnappeurs demandaient la libération par le gouvernement yéménite d'un membre de la tribu, Malek ben Hassan Mouaili, qui a été arrêté en raison de soupçons de participation à un attentat à la bombe le 16 avril qui a tué trois policiers à Marib.
Plus de 200 étrangers ont été enlevés au cours des 15 dernières années au Yémen par des tribus locales qui se servent souvent de ces otages dans le cadre de différends avec le pouvoir central.
Dans la majorité des cas, ces enlèvements ont connu une fin heureuse, à l'exception d'une affaire remontant à 1998.
En décembre 1998, trois Britanniques et un Australien, pris en otage par des militants islamistes, avaient été tués lors de l'assaut donné par les forces de sécurité yéménites.


















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