Jean-Marie Bockel réfléchit à une réhabilitation, "au cas par cas", de mutins de la première guerre mondiale, afin que Nicolas Sarkozy puisse "prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, jour du 90è anniversaire de l'armistice de 1918, a-t-il affirmé samedi sur RTL.
"Nous sommes en train d'examiner l'ensemble du dossier de façon extrêmement précise" afin "de prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, a affirmé le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants.
"Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l'ont pas été pour l'exemple. Il y a eu un certain nombre de droits communs et tous ceux qui l'ont été pour des raisons de refus de combattre ou de mutinerie n'ont pas été des mutins de 1917. Il y en a qui l'ont été dès 1914", a-t-il ajouté.
"Donc, il y a des situations extrêmement diverses et donc il faut que nous puissions apporter tous les éléments permettant en cours d'année au président de la République, s'il décide de faire ce geste de réconciliation", de prendre une décision.
Selon M. Bockel, la décision sera prise "au cas par cas".
Quant à savoir si les noms de ces soldats pourraient figurer sur les monuments aux morts, M. Bockel a répondu: "ce sont des décisions qui seront prises au plus haut niveau. A chaque jour suffit sa peine. Je n'en suis pas encore au stade des propositions et le président n'en est pas encore au stade de définir précisémment quelles décisons il sera amené à prendre".
En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, avait proposé la réhabilitation des mutins, mais Jacques Chirac, alors président, avait jugé ses déclarations "inopportunes".















Commentaires
L’ANGLETERRE L’A FAIT POURQUOI PAS LA FRANCE ?
Je pense qu'il est temps de réhabiliter ou de réintégrer dans la mémoire collective ces pauvres types qui ont été, pour la plupart, injustement exécutés.
Je viens de terminer un roman qui traite du quotidien de ces hommes (LES BLESSURES DE L'AME) J’ai voulu aborder des sujets qui me révoltent et mettre en avant le fait que bien souvent des vies auraient pu être épargnées.
Nos généraux ont consommé sans modération dans des offensives suicidaires, des milliers d’hommes sont morts sur le terrain par manque de soins, d’autres ont été exécutés juste pour l’exemple …
Le débat concernant les « mutins » de 1917 et plus largement les fusillés pour l’exemple oppose toujours la classe politique. L’Angleterre a réhabilité l’ensemble de ses soldats victimes de ces parodies de procès, alors pourquoi pas la France ?
Ces hommes n'étaient pas plus coupables que leurs voisins de tranchée, ils ont bien souvent été tirés au sort juste pour l'exemple suite à des offensives qui ont échoué, non pas à cause de ces pauvres types mais bien souvent à cause de l'incompétence de l’état-major.
Eric Viot
Il serait temps
Attendre 90 ans pour faire son mea culpa la France aime se hater avec lenteur. Mais aprés avoir ou non réhabiliter les fusillés de 1914/15/16/17 et 18 la France va-t-elle rejuger Raoul VILAIN assassin de Jean JAURES qui lui a passé la guerre en prison et libéré tout de suite aprés, la France va-t-elle supprimer le titre de héros a des Joffre, Foch, Nivelle etc... dont l'imcompétence est à l'origine des 1,5 millions de morts français, la France va-t-elle récupérer la fortune amassée grace à la guerre par la famille Vandel- Selliere qui écrivait aux autorités de ne pas bombarder leurs usines allemandes d'armement, la France va-t-elle denoncer le traité de Versailles de 1919 signé par des français arrogants qui avaient fait la guerre dans un bureau et préludait la deuxième guerre mondiale.... La réponse à la question de la réhabilitation des fusillés n'appartenait qu'aux poilus et il n'est pas étonnant que la France attende la mort du derniers d'entre eux pour reposer la question.
Mais ce n'est ni à des Chirac, ni à des Seguin qui les confondaient avec des SS de répondre à cette question.
Et n'aurait-on pas du fusiller le gouvernement de l'époque et sa cour qui dés fin aout 1914 était parti planquer ses fesses à Bordeaux.
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