Mercredi 03 décembre 2008

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Sarkozy pose des limites au droit de grève des enseignants

Vendredi 16 mai 2008

Nicolas Sarkozy a annoncé, après la journée de grève des fonctionnaires, que son gouvernement déposerait avant l'été un projet de loi sur un "droit à l'accueil des enfants" dans les écoles lors des grèves. Précisions de R. Febvre.

Vendredi 16 mai 2008

PARIS, 15 mai (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi son intention d'imposer un service minimum d'accueil obligatoire en cas de grève dans l'Education nationale, au soir d'une journée d'arrêts de travail dans la fonction publique.
 

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles", a déclaré le président de la République lors d'une brève allocution à l'Elysée.
 

Ce texte prévoira que, en cas de grève, les professeurs grévistes auront l'obligation de se faire connaître 48 heures à l'avance pour que l'accueil des enfants puisse être organisé, a-t-il précisé.
 

Les communes auront pour leur part l'obligation de proposer des solutions d'accueil des enfants en cas de grève, solutions dont la charge financière sera assumée par l'Etat.
 

"C'est l'Etat, en charge du service public de l'Education nationale, qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes, qui devront organiser un service d'accueil les jours de grève", a déclaré Nicolas Sarkozy.
 

Les maires ne pourront pas s'y soustraire, a-t-il insisté un peu plus tard, lors d'un bref aparté avec des journalistes.
 

Pour contrebalancer l'annonce de ces mesures, Nicolas Sarkozy a pris soin de rappeler qu'il s'était aussi engagé à revaloriser la condition enseignante.
 
Il a reconnu que la réforme de l'Education suscitait des inquiétudes, "voire des mécontentements", et assuré qu'elle ne se ferait pas sans la "coopération active des professeurs", dont il a salué le professionnalisme et le dévouement.
 
DROIT DE GRÈVE

 
Les mesures annoncées par le chef de l'Etat concernent surtout, en réalité, les écoles maternelles et primaires.
 

Le chef de l'Etat a précisé que la décision avait été prise dans la matinée avec le Premier ministre, François Fillon.
 

Prié de dire s'il avait été en contact avec les organisations syndicales, il a répondu par une pirouette : "Je ne suis pas ministre de l'Education nationale."
 

Des dizaines de milliers de fonctionnaires, en particulier des enseignants, auxquels se sont joints des lycéens et des étudiants, ont fait grève et manifesté jeudi dans toute la France pour protester contre la suppression de 22.900 postes dans la fonction publique.
 

La plupart des villes ont refusé que leurs agents participent au service minimum d'accueil des enfants voulu par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
 

"Je respecte le droit de grève. C'est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution. J'ai bien l'intention, non seulement de respecter mais de préserver cette liberté fondamentale", a dit Nicolas Sarkozy dans sa déclaration solennelle.
 
Mais "la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus
modestes. Elle pose des problèmes d'égalité", a-t-il souligné. "Mon devoir, c'est de les entendre aussi."
 

L'Unsa-Education estime dans un communiqué que Nicolas Sarkozy manifeste par cette décision "un cinglant mépris aux revendications exprimées le 15 mai".
 
"C'est un triple mauvais coup : contre le droit de grève, contre les enseignants, contre le dialogue", estime le syndicat.


 

  • 19/05/2008 09:44:30 Signaler un abus

    Greve en Chine???

    A Taiwan, les enseignants font greve ... le dimanche afin de ne pas interrompre les cours. Et malgre cela, les parents se plaignent du "mauvais example" donne a leurs enfants. Il semblerait donc que les Francais ont quelque chose a apprendre des Asiatiques malgre tout.

  • 18/05/2008 23:37:24 Signaler un abus

    chine on arrive

    bientot on va aller en chine pour juir des libertes et droits qu'on a perdu avec sarkozy parce que la chine va devnir plus democratique que notre propre pays.

  • 18/05/2008 14:25:36 Signaler un abus

    Les uns contre les autres

    Monsieur ou madame le prof d'EPS, éviter svp de parler ainsi sur vos collègues responsables syndicaux. Certes, certains responsables syndicaux ne doivent pas assurer correctement leurs fonctions, mais l'autre majorité restante a menée des luttes qui ont éviter au moins à l'Education nationale d'être le parent pauvre du service public et de se voir telle un nomans land.

    De nos jours 200 000 à 250 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, avec des lacunes en français, math... réccurrent.

    Ne laisser pas le service public de l'Education nationale se transformer en un système qui fonctionnera telle une entreprise avec une logique comptable propre à celles-ci. Non le service public de l'Ecidation nationale doit assurer la transmission du savoir et de la connaissance propre à éveiller la curiosité, la conscience des élèves, des dispenses de matières qui puissent donner uen culture générale à épanouillir l'éèves pour se forger une pensée critique, et tout cela dans des classes de 17 à 19 élèves et nos comme actuellement de 25 à 30 et plus parfois.

    Bcp de respect pour les profs, mais SVP ne vous opposez les uns aux autres, idem pour les parents d'élèves, qui leurs colères est parfois compréhensibles mais sarkozy à trouver la une brêche dont il n'hésite pas à s'attaquer car bien conscient qu'il est. ces Oppositions lui seront d'un grand bénéfices ( du moins c'est ce qu'il croit) pour remettre en cause le droit de grève, de tailler dans les effectif, de dimininuer les heures de cours, de remettre en cause le statut des enseignants...

    Si le progrès c'est cela, alors tant de combats et de lutte mêlées de sang, de sueur et de l'arme ne rend-elles servis à rien du tout ?

    Amicalement.

  • 17/05/2008 09:25:01 Signaler un abus

    ras le bol des syndicats

    Je suis prof dans le public et jamais gréviste par respect pour la fonction. Les syndiqués au collège ne font que de l'agitation anti gouvernementale. Ils représentent surtout leurs propres intérêts en cherchant à faire adhérer à leurs idées réac leurs jeunes collègues influençables. Ils n'essaient pas de faire progresser leurs élèves, ils réclament sans cesse de travailler moins quand ils sont déja souvent déchargés de cours pour activités syndicales..et très peu impliqués dans leur tâche d'enseignant....Il sont nuisibles car ils sabotent le travail des autres pour pouvoir confirmer leurs revendications. Heureusement ils sont une très faible minorité et la plupart des profs font du bon boulot avec les gamins.
    NB Je découvre le site et j'y reviendrai certainement

  • 17/05/2008 08:00:29 Signaler un abus

    un régime totalitaire

    L'objectif de ce gouvernement totalitaire est simple : le droit de grève, oui, on le respecte. On aimerait l'interdire, certes, mais pour l'instant ce n'est pas possible. Donc, si la grève n'a aucune conséquence sur la production de richesse qui va tout droit dans la poche des petits (grands) copains, c'est merveilleux. Ces enseignants peuvent continuer à faire grève autant qu'ils veulent. Pendant ce temps là, on ne les payent pas, c'est tout bénéfice, et précisément le but est de réduire leur nombre. Or la grève réduit le nombre d'heures de cours. Et la cerise sur le gâteau, les élèves, les collégiens, les lycéens, les étudiants sont moins instruits. Et comme le but est de faire un peuple pauvre et ignorant, l'objectif est atteint. Continuez à voter pour ces gens là. Votre avenir est assuré. Pauvre France.

  • 16/05/2008 20:03:26 Signaler un abus

    briser la greve...

    Assurer la réception des enfants pendant que les enseignants font greve, ce n'est absolument pas "briser la greve" ! Ce ne sont pas non plus des limites qui sont posées au droit de greve. Avoir droit de faire greve, OUI, mais ce n'est pas avoir droit d'emm... tout le pays. On en a marre de vos exigences messieurs des syndicats !

  • 16/05/2008 20:00:09 Signaler un abus

    garde des enfants pendant les greves

    Nous en avons assez d'être pris en otages. Recevoir les enfants pendant les greves : ç'aurait dû être une proposition, et même mieux une organisation qu'ils auraient dû mettre en place, et là, on comprendrait mieux leurs intentions. Ce n'est pas non plus un déshonneur que d'afffirmer 48 heures avant que l'on a l'intention de faire greve ; dans ce cas on comprend bien que plus on fait du mal, mieux on se porte.... dans les rangs des grevistes. Faire greve, ce n'est pas em... le voisin, et mettre la pagaille dans le pays !

  • 16/05/2008 19:10:07 Signaler un abus

    poutine nacional

    notre poutine se reveille de son someil hivernal pour nous approchez encore plus a la democratie a la poutine.Esperons qu'il ne devient pas stalin ou pire bush.

  • 16/05/2008 18:20:53 Signaler un abus

    Fantastique

    Les enseignants veulent faire grève, personne ne les en empêche, certainement pas Sarko.
    Qu'ils prennent les familles en otage ça certainement pas et ça suffit comme ça !
    Sarko joue les briseurs de grève ?
    Oû ? quand ? comment ?
    Un peu de cohérence SVP.
    Que ceux qui sont d'accord avec cette hérésie gardent leurs gosses chez eux, les autres ont le droit de ne pas être perturbés dans leur emploi du temps ou d'être pris en otage.
    Bravo M. Le Président !!!
    Cette loi passera sans problème, comme les 60 réformes déjà passées et tant mieux.

  • 16/05/2008 13:04:03 Signaler un abus

    réponse constitutionnelle

    oui c'est vrai mais elles sont soumis aux lois de la République, on est pas dans un système fédéral.
    Merci de publier.

  • 16/05/2008 10:52:39 Signaler un abus

    Le rôle des collectivités territoriales et l'accueil des élèves

    Il me semble que l'annonce du Président oublie un élément : la constitution précise que les collectivités s'administrent librement (notamment les municipalités). Imposer aux villes de briser le droit de grève des enseignants est donc inconstitutionnel

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