- Aung San Suu Kyi - Birmanie - Junte mauritanienne - Prix Nobel
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La junte militaire birmane a prolongé de six mois l’assignation à résidence de l’opposante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi à Rangoun, alors que quinze de ses partisans étaient arrêtés lors d’une manifestation dans la capitale birmane.
Les manifestants tentaient de se rendre à la résidence de l’opposante pour marquer l’anniversaire des dernières élections multipartites remportées par l’opposition en 1990 mais ignorées par la junte, au pouvoir depuis 1962.
Après sa victoire en 1990, la junte a arrêté Aung San Suu Kyi, qui a passé 12 des 18 années suivantes en prison ou assignée à résidence. Sa détention a depuis été renouvelée régulièrement, généralement autour du 27 mai.
"Nous sommes très préoccupés par les arrestations des personnes qui ont manifesté pour la libération de leur chef, qui aurait dû être relâché aujourd’hui", s’indigne Moe Zaw Oo, membre de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) interrogé par FRANCE 24, ajoutant que les personnes arrêtées appartenaient à la branche jeunesse du parti.
Selon les correspondants d’agences sur place, l’accès à la maison avait été rendu impossible par des barricades dressées par la police.
Symbole de la résistance à la junte
Aung San Suu Kyi est la figure emblématique de la résistance à la junte militaire birmane. Fille du général Aung San, héros de l’indépendance du pays, elle est la récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1991 pour son engagement pacifique en faveur de la démocratie dans son pays.
La dissidente est assignée à résidence sans discontinuer depuis 2003, lors de sa dernière arrestation. Les autorités avaient alors décidé de limiter ses déplacements "pour sa propre sécurité". Plus de 50 personnes avaient été tuées et 150 autres portées disparues, alors qu’elle était en tournée politique dans le nord du pays.
92 % en faveur du référendum constitutionnel
La décision sur le sort de la dissidente intervient alors que la Birmanie tente de se relever après le passage du cyclone Nargis. Un bilan officielle porte à 134 000 le nombre de personnes mortes ou portées disparues. Selon une estimation des Nations unies, deux millions et demi de Birmans sont sans abris, sans ressources.
Lundi, le régime militaire a affirmé qu'une nouvelle constitution, qui garantit sa prééminence, avait été approuvée lors d'un référendum par 92,48 % des électeurs et que la participation avait atteint 98,12 %, en dépit du cyclone Nargis.
Pour le LND, ces chiffres sont évidemment truqués. "Personne ne croit que ce référendum était libre et équitable", dénonce Moe Zaw Oo, vice-président du comité des affaires étrangères du LND, joint au téléphone par FRANCE 24, "mais le régime tente ainsi d’obtenir un semblant de légitimité".





























Commentaires (1)
Pourquoi?
Pourquoi la France ne s'investit-elle pas autant pour la libération d' Aung San Suu Kyi que pour celle Ingrid Bettancourt dans les deux cas il y a danger de mort?
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