FINANCE INTERNATIONALE
Avis aux touristes européens et japonais avides d’aventures américaines. Vous allez peut-être revoir à la baisse vos prévisions d’achat dans les enseignes new-yorkaises ou californiennes.
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Avis aux touristes européens et japonais avides d’aventures américaines.

Vous allez peut-être revoir à la baisse vos prévisions d’achat dans les enseignes new-yorkaises ou californiennes. Le dollar pourrait bientôt reprendre du terrain sur l’euro et le yen. C’est en tout cas l’avis de certains spécialistes au lendemain d’un discours prononcé par Ben Bernanke.
 
Le président de la Fed a rompu avec sa traditionnelle discrétion sur les taux de change. "Les défis que notre économie a affrontés au cours de l'année écoulée ont pesé sur le taux de changes du dollar, ce qui a contribué à une hausse malvenue des prix à l'importation et de l'inflation des prix à la consommation", estime le patron de la Fed.
 
Un message subliminal annonçant la fin de la baisse des taux-directeurs, estiment les analystes. Conséquence : le dollar est aussitôt remonté face aux autres monnaies. En fin de soirée, un euro s’échangeait ainsi contre 1,5434 dollar.
 
Le dollar avait déjà connu une légère ascension la semaine dernière, après la publication d’indicateurs moins pessimistes que prévus pour l’économie américaine.
  
Aujourd’hui certains analystes s’attendent à une remontée progressive du billet vert dans les prochains mois.
Traditionnellement un dollar fort favorise la lutte contre l’inflation. Il peut en revanche pénaliser les exportations en renchérissant le prix de vente des produits américains.
 
Malgré le ralentissement de l’économie américaine, Ben Bernanke semble avoir tranché : l’inflation (3,9 % en rythme annuel) est devenue la priorité, quitte à sacrifier une partie de la compétitivité des entreprises.

Un dollar qui monte, c’est aussi un baril qui baisse. L’effet est mécanique, puisque le pétrole est négocié en dollars.
Hier, le cours du brut est d’ailleurs redescendu sous la barre des 125 dollars après le discours de Ben Bernanke. De là à provoquer une baisse des prix à la pompe…

Baptiste Fallevoz / FRANCE 24
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