Les Etats-Unis ont décidé de saisir le Conseil de sécurité après l’arrestation musclée jeudi d’un convoi de diplomates américains et britanniques au Zimbabwe. C’est un incident diplomatique majeur si l’on en croit le récit particulièrement précis de l’ambassadeur américain. Mais le plus important dans son récit c’est lorsqu’il dit que cet incident fait partie d’une campagne d’intimidation directement dirigée depuis le sommet de l’Etat.
On peut d’ailleurs penser qu’ à trois semaines du second tour de la présidentielle les sbires de Mugabe ont volontairement visé des diplomates des deux pays qui sont régulièrement accusés de comploter contre le Zimbabwe.
En tout cas les Américains ont décidé de saisir le Conseil de sécurité.
Ce qui est nouveau et intéressant. Car le Conseil est présidé ce mois-ci par les Etats-Unis et parmi les 10 membres non-permanents du Conseil ce mois-ci il y a l’Afrique du Sud dont tout le monde dit qu’elle a un rôle à jouer.
Hier dans le cadre de la campagne féroce de Mugabe pour se maintenir au pouvoir le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai a été arrêté. Arrêté puis détenu pendant neuf heures avant d’être libéré. Libéré parce que quelqu’un est intervenu pour le faire libérer. Ce quelqu’un, c’est Thabo Mbeki, le président de l’Afrique du sud. Le puissant voisin. L’ami de Mugabe.
Qu’attend-il pour intervenir pour le peuple zimbabwéen ? Il est le dernier qui puisse encore sauver le pays.













