Dernière modification : 06/06/2008 

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Washington soutient la médiation turque
Washington soutient la médiation turque
Lors d'une conférence de presse avec Condoleezza Rice, Ali Babacan, ministre turc des Affaires étrangères, a insisté sur le soutien des Etats-Unis aux négociations syro-israélienne dont la Turquie est le médiateur.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan a rejeté jeudi l'idée que les Etats-Unis n'aient pas donné leur plein soutien à la Turquie pour son rôle dans les négociations de paix syro-israéliennes.
  
"Juste après l'annonce des pourparlers il y a deux semaines, je pense que les Etats-Unis ont été l'un des premiers pays à prendre une position de soutien", a déclaré M. Babacan au cours d'une conférence de presse avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
  
"Et (Condoleezza) Rice a immédiatement fait des déclarations indiquant que les Etats-Unis soutenaient le processus", a ajouté le ministre interrogé sur le fait de savoir s'il aurait souhaité un appui plus marqué.
  
Il y a deux semaines, les Etats-Unis avaient salué du bout des lèvres ces négociations sous l'égide de la Turquie, rappelant l'existence des pourparlers de paix "directs" entre Israël et les Palestiniens "plus matures".
  
"Comme nous l'avons noté à Annapolis (sommet organisé aux Etats-Unis en novembre, ndlr), nous saluerions toute avancée susceptible de conduire à une paix globale au Proche-Orient", avait déclaré Condoleezza Rice le 21 mai, juste après l'annonce de ces négociations par les trois parties.
  
Au cours de la conférence de presse de jeudi, Mme Rice s'est dite heureuse de pouvoir "remercier la Turquie pour sa diplomatie active à travers le monde, y compris les discussions approfondies que nous avons eus sur les efforts que fait la Turquie pour contribuer à la paix globale en parrainant des pourparlers indirects entre Israël et la Syrie".
  
Après un gel de huit ans, Israël et la Syrie avaient annoncé le 21 mai avoir engagé ces négociations indirectes de paix sous les auspices de la Turquie, portant sur un retrait israélien du plateau du Golan conquis en 1967.
  
M. Babacan avait ensuite indiqué que les négociations avaient "satisfait" les deux parties et que les pourparlers se poursuivraient sur une base périodique.

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