Financial Times (Grande-Bretagne)
"Le modèle de régulation a échoué"
Dix ans après la création de la Banque centrale européenne, Angela Merkel trace un bilan positif dans les grandes lignes. La chancelière croit en la Banque centrale européenne, en sa force, en sa stabilité et elle soutient aussi les décisions de ses dirigeants, pourtant souvent malmenés par les leaders européens. Elle souligne enfin que l'Europe est parvenue à une indépendance économique avec son marché intérieur. Une indépendance que la chancelière soutient.
Mais Angela Merkel est aussi critique envers l'Europe, trop dépendante d'un système financier anglo-saxon. Un modèle qui a montré ses limites après les crises des marchés et notamment la crise des subprimes. La chancelière allemande préconise la création d'agences de notation propres à l'Europe, plus transparentes et qui devront adopter un code de conduite.
Concernant l'euro, qui fêtera bientôt ses 10 ans comme monnaie d'échange, Angela Merkel salue la stabilité et la force de la monnaie unique. Selon elle, un euro fort sert les intérêts européens en permettant les investissements en zone dollar, il amortit les effets de la hausse du prix du baril. Enfin, la chancelière assure que l'euro fort n'est pas forcément un frein aux exportations (l'Allemagne est le premier exportateur au monde).
Sur ce point, elle est en désaccord avec le président français Nicolas Sarkozy qui fustige lui régulièrement la hausse de l'euro. On a noté un réchauffement ces derniers temps entre les deux dirigeants, il semble qu'il y ait toujours quelques points de discorde.













